Le président américain Donald Trump a annoncé, mercredi 27 mai 2026, que les États-Unis « veilleront » sur le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux. Lors d’une réunion avec son cabinet à la Maison-Blanche, M. Trump a insisté sur le fait que cette voie maritime « doit être ouverte à tout le monde » et que « personne ne peut la contrôler ». Interrogé sur la possibilité d’un accord qui confierait la gestion du détroit conjointement à l’Iran et à Oman, le président a répondu : « Le détroit sera ouvert à tout le monde. Ce sont des eaux internationales. Nous veillerons sur lui, mais personne ne le contrôlera. » Il a ajouté, à l’adresse d’Oman : « Oman se comportera comme tout le monde, sinon nous devrons les faire sauter. Ils comprennent cela. »

Trump se dit insatisfait des négociations avec l’Iran

M. Trump a également évoqué l’état des discussions visant à mettre fin au conflit avec l’Iran. « L’Iran est très désireux, ils veulent vraiment conclure un accord. Jusqu’à présent, ils n’y sont pas parvenus… nous n’en sommes pas satisfaits, mais nous le serons. Nous le serons, soit par la négociation, soit il faudra simplement finir le travail », a-t-il déclaré. Le président a par ailleurs écarté l’idée que les élections de mi-mandat de novembre 2026 puissent influencer sa stratégie iranienne. « Ils pensaient qu’ils allaient attendre que je passe. Vous savez : “On va l’attendre. Il a les midterms.” Cela m’est égal, les midterms », a-t-il lancé, semblant viser les dirigeants iraniens. Les démocrates pourraient réaliser des gains importants lors de ce scrutin, ce qui représenterait un défi pour sa politique au Moyen-Orient.

La Maison-Blanche dément un accord provisoire

Parallèlement, la Maison-Blanche a fermement démenti les informations diffusées par les médias d’État iraniens, qui affirmaient l’existence d’un projet d’accord préliminaire entre les deux pays. Selon ces rapports, un mémorandum d’entente aurait été esquissé, prévoyant notamment la levée du blocus naval américain contre l’Iran et le retrait des forces américaines de la région du Golfe. Le compte officiel « Rapid Response 47 » de la Maison-Blanche sur le réseau X a rejeté ces allégations, écrivant : « Ce rapport des médias contrôlés par l’Iran n’est pas vrai et le MOU qu’ils ont “publié” est une fabrication complète. Personne ne devrait croire ce que les médias d’État iraniens diffusent. » Aucun commentaire n’a été émis sur le compte principal de la présidence ni sur son site Internet. Cette controverse s’inscrit dans un schéma récurrent où les deux parties divulguent ou laissent filtrer des informations sur l’état des négociations, avant que l’une ou l’autre n’en conteste une partie ou la totalité.

Contexte et enjeux

Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est un point de passage crucial pour les approvisionnements énergétiques mondiaux. Les tensions entre Washington et Téhéran se sont intensifiées ces dernières semaines, avec des frappes américaines et des discussions diplomatiques intermittentes. Les déclarations de Donald Trump et le démenti de la Maison-Blanche interviennent alors que des médias iraniens évoquaient une possible « faible probabilité » d’un retour à la guerre avec les États-Unis, et que l’armée israélienne annonçait avoir tué un haut responsable du Hamas à Gaza. L’évolution des pourparlers reste incertaine, chaque camp adoptant une position ferme sur le contrôle du détroit et les conditions d’un éventuel accord.