Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé que le détroit d'Ormuz serait « ouvert à tous », dans une déclaration rapportée ce mercredi 27 mai. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran, alors que l'Iran a multiplié les menaces de fermeture de ce passage stratégique.

Un engagement américain fort

Selon ses propos tenus à la presse, Donald Trump a assuré que les États-Unis garantiraient la liberté de navigation dans cette voie d'eau essentielle au transport du pétrole mondial. « Le détroit d'Ormuz sera ouvert à tous », a-t-il martelé, sans préciser les moyens militaires qui seraient déployés pour faire respecter cette promesse. Le président américain a également mis en garde l'Iran contre toute tentative de blocage, évoquant des conséquences « très sévères ».

Cette déclaration fait suite à plusieurs semaines d'incidents en mer, au cours desquels les Gardiens de la révolution iraniens ont saisi des pétroliers et menacé de fermer le détroit en représailles aux sanctions américaines. Les forces navales américaines sont déjà déployées dans la région, en particulier dans le golfe Persique, pour protéger les routes maritimes.

Réactions iraniennes et internationales

Les autorités iraniennes n'ont pas encore officiellement réagi à cette annonce précise, mais les dirigeants du pays avaient auparavant averti que toute « provocation » américaine serait « fermement » contrecarrée. Le commandant en chef des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, avait récemment déclaré que « la sécurité du détroit d'Ormuz est notre ligne rouge ». Un responsable du ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié les propos de Donald Trump de « rhétorique de campagne », alors que le président américain brigue un nouveau mandat.

Sur la scène internationale, les pays du Golfe et les grandes puissances maritimes suivent de près la situation. Le détroit d'Ormuz, large d'environ 33 kilomètres à son point le plus étroit, voit passer près d'un tiers du pétrole transporté par voie maritime. Tout blocage provoquerait une flambée des prix de l'énergie et une crise économique mondiale. Les Nations unies ont appelé à la « retenue » de part et d'autre, tandis que l'Union européenne a proposé ses bons offices pour une médiation.

Contexte géopolitique tendu

Les relations entre Washington et Téhéran se sont détériorées depuis le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018. L'administration Trump a depuis imposé des sanctions économiques drastiques, visant notamment les exportations de pétrole iranien. En représailles, l'Iran a progressivement réduit ses engagements nucléaires et multiplié les actes de défiance dans la région, y compris en mer.

Le détroit d'Ormuz, qui relie le golfe Persique au golfe d'Oman, est un point névralgique pour l'approvisionnement énergétique mondial. Sa militarisation et les menaces de fermeture rappellent les crises de 1987-1988 et 2019, lorsque des pétroliers avaient été attaqués ou saisis. Les analystes estiment qu'un conflit ouvert dans cette zone aurait des répercussions immédiates sur les marchés pétroliers et la stabilité régionale.

Position de l'administration américaine

Cette nouvelle déclaration du président Trump confirme la ligne dure de son administration vis-à-vis de l'Iran. Le secrétaire d'État américain avait précédemment averti que toute tentative de fermeture du détroit serait considérée comme un « acte de guerre ». Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans le golfe Persique ces derniers mois, avec le déploiement de porte-avions et de destroyers.

Toutefois, certains observateurs notent que la promesse d'ouvrir le détroit à tous pourrait être difficile à tenir sans un engagement militaire massif, et que l'Iran dispose de capacités asymétriques — mines, missiles antinavires, vedettes rapides — pour perturber le trafic. Le président Trump n'a pas donné de calendrier ni de détails opérationnels, laissant planer des interrogations sur la mise en œuvre concrète de cette déclaration.