L’ancien chef de l’État bolivien Evo Morales a affirmé que la Bolivie traverse actuellement une « rébellion » contre un gouvernement qu’il qualifie de « soumis » aux États-Unis. Cette déclaration, rapportée par la presse, intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes dans le pays andin.
Morales, qui a dirigé la Bolivie de 2006 à 2019 avant de quitter le pouvoir dans la foulée d’une crise électorale contestée, n’a pas donné davantage de détails sur les événements précis qu’il désigne par ce terme. Il n’a notamment pas mentionné de date, de lieu ou de mouvement spécifique à l’appui de son analyse.
Ses propos interviennent alors que le gouvernement actuel, dirigé par le président Luis Arce – ancien ministre de l’Économie de Morales –, fait face à des difficultés économiques et à une opposition croissante. Les relations entre Morales et Arce se sont fortement dégradées ces derniers mois, l’ancien président critiquant régulièrement la ligne politique de son successeur.
L’accusation de « soumission » aux États-Unis est récurrente dans le discours de l’ancien président, qui a toujours défendu un positionnement anti-impérialiste et souverainiste. Il n’a toutefois fourni aucun élément factuel ou documenté pour étayer cette affirmation dans les sources disponibles.
Contexte et réactions
La Bolivie connaît depuis plusieurs mois une situation économique tendue, marquée par une pénurie de devises et des difficultés d’approvisionnement en carburant. Ces difficultés alimentent le mécontentement populaire et les critiques de l’opposition, sans que l’on puisse établir un lien direct avec la « rébellion » évoquée par Morales.
Aucune réaction officielle du gouvernement bolivien ou des autorités américaines n’a été rapportée à ce stade dans les sources fournies.
Implications
Les déclarations d’Evo Morales, bien que sans précisions factuelles, reflètent la profonde division qui parcourt la scène politique bolivienne. Le parti au pouvoir, le Mouvement vers le socialisme (MAS), est lui-même fracturé entre les partisans de Morales et ceux d’Arce. Cette rivalité pourrait peser sur la stabilité du pays à l’approche de nouvelles échéances électorales.
En l’absence d’informations complémentaires sur les événements décrits, il est impossible de déterminer s’il s’agit d’une protestation organisée, d’un mouvement social spontané ou d’une simple rhétorique politique.