Une équipe d’experts médico-légaux a entamé, ce mardi 26 mai, des fouilles sur deux acres de terres agricoles du comté d’Antrim, en Irlande du Nord, afin de retrouver les restes de Seamus Maguire, disparu il y a un demi-siècle pendant le conflit des Troubles.

La Commission indépendante pour la localisation des restes des victimes (ICLVR), organisme chargé de retrouver les corps des personnes portées disparues, a indiqué disposer d’« éléments crédibles » selon lesquels Maguire a été enterré dans le townland de Derryclone. Les paramilitaires républicains sont soupçonnés de l’avoir tué et enseveli secrètement en 1976.

Seamus Maguire faisait partie des dix-sept victimes des Troubles officiellement désignées comme « disparues ». Âgé de 29 ans au moment de son enlèvement, il était originaire d’Aghagallon, près de Lurgan. Les circonstances exactes de sa disparition restent floues : on a d’abord cru qu’il avait disparu en 1973 ou 1974, mais il semble qu’il ait passé du temps à Manchester avant de rentrer en Irlande du Nord et d’être assassiné en 1976. Il n’est pas établi si l’Armée républicaine irlandaise provisoire (IRA) ou un autre groupe républicain est responsable de sa mort.

Dans un communiqué, la famille de Seamus Maguire a rendu hommage à un « frère aîné très aimé ». Elle attend depuis des décennies de pouvoir lui offrir une sépulture digne.

Eamonn Henry, enquêteur principal de l’ICLVR, a déclaré que l’équipe continuera les recherches jusqu’à ce qu’elle trouve ce qu’elle cherche ou qu’elle soit convaincue que Maguire ne se trouve pas à cet endroit. « Je ne vais pas fixer de calendrier précis pour ces fouilles », a-t-il précisé.

La Commission indépendante pour la localisation des restes des victimes a été créée après l’accord du Vendredi saint pour retrouver les corps des personnes enlevées et assassinées pendant les Troubles, souvent enterrées dans des lieux secrets. Ses travaux ont déjà permis de restituer plusieurs dépouilles à leurs familles, mais certains cas restent non résolus.

La zone de recherche dans le comté d’Antrim a été déterminée sur la base de témoignages et d’informations recueillies par les enquêteurs. Aucune indication n’a été donnée sur la durée probable des opérations.