31 morts selon les autorités libanaises
Les frappes israéliennes menées mardi dans le sud du Liban ont causé la mort de 31 personnes, ont indiqué les autorités libanaises. Ce nouveau bilan intervient dans un contexte d'escalade militaire, alors que l'armée israélienne avait appelé à l'évacuation de près de quarante villages de la région dans les jours précédents.
Extension des opérations terrestres
Dans le même temps, l'armée israélienne a annoncé étendre ses opérations terrestres au Liban. Cette décision fait suite à une série de frappes aériennes et de tirs d'artillerie qui visent, selon les autorités israéliennes, des positions du Hezbollah dans le sud du pays. L'ampleur exacte de cette extension n'a pas été précisée dans l'immédiat.
L'évacuation ordonnée par Israël concernait près de quarante localités situées à proximité de la frontière. Les habitants avaient été invités à quitter leurs domiciles pour se diriger vers le nord du Liban, afin de se mettre à l'abri des combats. Les frappes de mardi se sont concentrées sur des zones déjà largement dépeuplées, selon des témoins.
Un conflit qui s'intensifie
Ces développements marquent une intensification du conflit entre Israël et le Hezbollah, qui s'est ouvert sur un nouveau front après des mois d'hostilités à la frontière israélo-libanaise. Depuis plusieurs semaines, les échanges de tirs se sont multipliés, et Israël a mené des incursions terrestres limitées dans le sud du Liban. L'extension annoncée mardi pourrait élargir la zone d'opérations au-delà des secteurs déjà contrôlés.
Les autorités libanaises n'ont pas fait de commentaire immédiat sur l'extension des opérations terrestres, mais elles ont dénoncé les frappes meurtrières comme une violation de la souveraineté du pays. Des organisations humanitaires s'inquiètent de la détérioration de la situation pour les civils, dont beaucoup ont déjà fui leurs foyers.
La communauté internationale suit de près cette escalade. Les discussions diplomatiques se poursuivent, mais aucun cessez-le-feu n'a pour l'instant été conclu. Les frappes de mardi et l'extension des opérations terrestres risquent de compliquer davantage les efforts de médiation.