Merz critique le climat social américain

Le chancelier allemand Friedrich Merz a suscité une vive attention en déclarant qu'il ne conseillerait pas à des jeunes Allemands, comme ses propres enfants, de s'installer aux États-Unis pour y étudier ou y travailler. « L'admiration que j'éprouvais pour les États-Unis n'est pas en train d'augmenter », a-t-il expliqué lors d'une convention catholique, citant « le climat social qui s'est brusquement développé » outre-Atlantique.

Ses propos interviennent dans un contexte de relations tendues entre Berlin et Washington. Selon des informations concordantes, Merz a eu un « bon appel téléphonique » avec le président américain Donald Trump, mais le chancelier s'est montré ces derniers temps fréquemment en désaccord avec le locataire de la Maison-Blanche, qui est parfois décrit comme susceptible.

Inquiétudes économiques en Allemagne

Par ailleurs, le gouvernement allemand anticipe un ralentissement économique marqué au deuxième trimestre 2026. La hausse des prix de l'énergie a entraîné une baisse de la production et des suppressions d'emplois dans les industries énergivores du pays. Cette conjoncture morose pourrait renforcer les préoccupations des citoyens et alimenter le discours du chancelier sur l'attractivité des destinations d'expatriation.

Le sort incertain d'une baleine captive

Dans un registre différent, les autorités danoises annoncent examiner des échantillons de tissus d'une baleine à bosse morte retrouvée au large de l'île d'Anholt. Il pourrait s'agir de « Timmy », un jeune cétacé qui avait été secouru plus tôt ce mois-ci après être resté bloqué plusieurs semaines dans les eaux peu profondes de la mer Baltique, du côté allemand. L'opération de sauvetage, très médiatisée, avait consisté à transporter l'animal sur une barge remplie d'eau vers la mer du Nord. Les experts avaient alors jugé son état de santé mauvais et ses chances de survie minces. L'agence danoise de protection de l'environnement précise qu'« aucun trait distinctif n'a été observé permettant de confirmer qu'il s'agit de la même baleine à bosse », mais que « cette possibilité ne peut être exclue pour l'instant ».

Retour du navire de recherche « Polarstern »

Enfin, le navire de recherche allemand « Polarstern » (Étoile polaire) est rentré à son port d'attache de Bremerhaven après 183 jours de mission en Antarctique. Lancé dans les années 1980, ce bâtiment de plus de 40 ans a effectué sa dernière mission de six mois dans l'hémisphère sud avant son remplacement prévu en 2030. La ministre allemande de la Recherche, Dorothee Bär, a qualifié le « Polarstern » de « navire le plus important de notre flotte de recherche », ajoutant que les données recueillies « transforment notre compréhension des océans du monde ». L'équipe scientifique a notamment analysé la fonte de la glace de mer antarctique, longtemps considérée comme plus froide et donc plus stable que celle de l'Arctique, et a découvert une petite île jusqu'alors inconnue, baptisée « Weddellmeer ».