Le « Conseil de paix » pour Gaza, une entité créée en janvier par Donald Trump et qu’il devait diriger personnellement, même après son départ de la Maison-Blanche, n’a reçu aucun financement, selon quatre sources proches du dossier.
Une promesse sans moyens
Présenté par l’ancien président américain comme un outil diplomatique pour parvenir à une résolution du conflit israélo-palestinien, le Conseil devait fonctionner sous son autorité directe. Mais depuis son lancement, l’organisme n’a pas perçu le moindre dollar. Aucune enveloppe budgétaire fédérale ni contribution privée n’a été versée à ce jour, ce qui le prive de toute capacité d’action concrète.
Un manque de crédibilité souligné par les sources
Les quatre sources citées par le quotidien économique, toutes proches du dossier, indiquent que cette absence de financement paralyse l’entité. Sans budget, le Conseil est dans l’incapacité de recruter du personnel, d’organiser des réunions ou de mener des missions diplomatiques. Ce vide financier jette un doute sur la viabilité de l’initiative et sur la sincérité des engagements pris par son fondateur.
Une structure sans précédent
La création d’un « Conseil de paix » destiné à survivre à la présidence de son fondateur était une première dans l’histoire diplomatique américaine. Donald Trump avait promis de le présider lui-même, y compris une fois redevenu un simple citoyen. Mais ce statut hybride, à la fois public et privé, semble avoir compliqué la mise en place de circuits de financement classiques.
Des réactions prudentes
Interrogés sur ce manque de moyens, des responsables politiques et diplomates n’ont pas souhaité commenter officiellement. Certains observateurs estiment que ce silence traduit un embarras face à une initiative qui peine à se matérialiser. D’autres soulignent que le sujet du financement du Conseil n’avait jamais été clarifié lors de son annonce.
Quel avenir pour l’initiative ?
Sans ressources, le Conseil pourrait n’avoir qu’une existence formelle. Les experts interrogés par le quotidien, sans être nommés, doutent qu’il puisse jouer un rôle dans les négociations israélo-palestiniennes, déjà très complexes. Le projet risque de rester lettre morte, faute de volonté politique et de moyens alloués.
Un précédent dans les initiatives Trump
Ce n’est pas la première fois qu’une initiative lancée par l’ancien président américain rencontre des difficultés de mise en œuvre. Plusieurs de ses projets, dans des domaines variés, ont été critiqués pour leur manque de suivi ou de financement. Le cas du Conseil de paix s’inscrit dans cette tendance.
Conclusion
Le « Conseil de paix » pour Gaza, censé être un instrument diplomatique majeur sous la direction de Donald Trump, est aujourd’hui réduit à l’impuissance par l’absence totale de financement. Cette révélation, fondée sur des sources proches du dossier, affaiblit encore un peu plus la crédibilité de cette initiative controversée.