Un visuel polémique sur le site américain
La société Govee, spécialisée dans l’éclairage intelligent, a présenté des excuses après qu’une image publicitaire figurant sur son site américain a montré deux livres dont la tranche portait uniquement la mention « White Supremacy ». Placés sous des animaux-jouets, au-dessus d’un lit d’enfant, ces ouvrages ont été remarqués par un lecteur qui a alerté un site d’information.
Retrait immédiat de l’image
Interrogée, Connie Liu, responsable des relations publiques de Govee, a déclaré que l’image provenait d’une bibliothèque sous licence tierce. Dès que l’entreprise a eu connaissance du problème, la photographie a été retirée du site. Nous nous engageons à faire en sorte que tout le contenu sur nos plateformes soit conforme à nos valeurs fondamentales de respect et d’intégrité, a ajouté la responsable, qui a également présenté des excuses sincères pour le contenu offensant.
Un manque de contrôle interne reconnu
Mme Liu a reconnu que le processus interne de révision et d’approbation n’a pas atteint le niveau requis. Govee affirme prendre des mesures immédiates pour renforcer ses procédures afin que cela ne se reproduise plus. La responsable n’a toutefois pas répondu aux questions précises sur l’existence d’une validation humaine avant la publication des images, ni sur les mesures concrètes déjà en place.
Une image présente depuis plusieurs semaines
D’après une archive du site conservée par la bibliothèque numérique Internet Archive, l’image était visible sur la page des lampes de chambre à coucher de Govee depuis au moins le 11 avril dernier. La polémique met en lumière un manque de surveillance dans la création de supports marketing, dans un contexte où l’usage d’images de banque ou générées par intelligence artificielle se généralise.
Quel livre est représenté ?
Il est possible que l’image représente un ouvrage réel, un recueil d’essais intitulé « State of White Supremacy: Racism, Governance, and the United States ». Cependant, seule la mention « White Supremacy » était visible sur la tranche, sans qu’il soit possible de confirmer s’il s’agit de ce titre ou d’une autre publication, voire d’une création artificielle. L’image ne comportait pas les filigranes de provenance que l’on trouve parfois sur les visuels générés par intelligence artificielle.
Leçons pour les consommateurs
Pour les acheteurs, cet incident constitue un rappel que les images utilisées par les vendeurs pour promouvoir leurs produits ne sont pas toujours fiables. Même lorsqu’elles proviennent de bibliothèques d’images sous licence, leur contenu peut être trompeur ou offensant, faute d’une vérification rigoureuse par l’entreprise qui les exploite.