Un désaccord assumé
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a pris ses distances avec les récentes déclarations de Gabriel Attal, officiellement candidat à l'élection présidentielle de 2027, qui s'était dit favorable à un débat sur la légalisation de la gestation pour autrui (GPA). Interrogée le 24 mai 2026, elle s'est déclarée « en total désaccord » et « extrêmement défavorable » à cette perspective. Selon elle, une telle mesure, même qualifiée d'« éthique » par ses partisans, serait contraire aux principes féministes actuels. « Cela va à l'encontre du féminisme que l'on doit porter en 2026 », a-t-elle affirmé.
Un sujet clivant au sein de la majorité
Gabriel Attal avait ouvert la voie à une discussion lors d'un entretien, estimant que « la liberté de vote s'est imposée dans tous les partis sur tous ces sujets bioéthiques » et que le débat « existait et qu'il ne fallait pas l'occulter ». Maud Bregeon a rejeté cette approche, jugeant inconcevable de « mettre à disposition le ventre des femmes, que ce soit rémunéré ou pas ». Elle a souligné le caractère personnel de la maternité et de la parentalité. Ses propos interviennent alors que plusieurs figures de la majorité, comme Aurore Bergé, se sont également prononcées contre la GPA, tandis que d'autres, comme Édouard Philippe, n'ont pas encore pris position publiquement sur ce sujet.
La question de l'unité politique
Maud Bregeon, qui a rejoint Emmanuel Macron en 2016, a par ailleurs plaidé pour une « grande famille élargie de la droite et du centre », incluant notamment Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Gérald Darmanin et Yaël Braun-Pivet, sans préciser si elle assisterait au premier meeting de campagne de Gabriel Attal prévu samedi à Paris. Cette prise de position illustre les divergences internes à la majorité sur un sujet de société sensible, à moins d'un an de l'élection présidentielle.