Une déclaration choc a marqué la dernière édition du Festival de Cannes : le réalisateur du premier film entièrement créé par intelligence artificielle présenté dans le cadre de la sélection officielle estime que l’industrie hollywoodienne est « cuite » et que « l’avenir, c’est une seule personne qui réalise tout un film ». Ce long-métrage, réalisé en seulement deux semaines pour un budget de 500 000 dollars, a été conçu à l’aide d’outils d’intelligence artificielle générative, de l’écriture du scénario à la post-production.
Le réalisateur, dont l’identité n’a pas été précisée, a expliqué que ce film prouve que les barrières traditionnelles à l’entrée dans l’industrie cinématographique s’effondrent. Selon lui, la technologie actuelle permet à un créateur unique de maîtriser l’ensemble du processus de fabrication d’un film, sans avoir besoin d’une équipe nombreuse ni d’un budget colossal. « Hollywood est cuit », a-t-il lancé, en référence à la capacité des studios à contrôler la production et la distribution des œuvres.
Un tournant technologique pour le cinéma Ce projet a été développé en deux semaines, une durée exceptionnellement courte comparée aux mois, voire aux années, nécessaires pour un film traditionnel. Le coût de 500 000 dollars représente une fraction des budgets habituels, même pour des productions indépendantes. Le réalisateur a affirmé que l’intelligence artificielle a permis de générer les images, les dialogues, la musique et les effets visuels, le tout supervisé par une seule personne.
La présentation à Cannes a suscité un vif débat parmi les professionnels du secteur. Certains y voient une menace pour les métiers artistiques et techniques, tandis que d’autres saluent une démocratisation de la création. Le film a été projeté lors d’une séance spéciale, attirant l’attention sur les capacités croissantes des IA génératives.
Conséquences pour l’industrie Les propos du réalisateur interviennent alors que les studios d’Hollywood sont encore marqués par les grèves de 2023, qui portaient notamment sur l’usage de l’intelligence artificielle. Les syndicats avaient obtenu des garanties limitées, mais le développement rapide de ces technologies relance les inquiétudes. Le réalisateur a estimé que les grandes maisons de production perdront leur monopole si elles n’adaptent pas leurs modèles.
« L’avenir, c’est une seule personne qui réalise tout un film », a-t-il insisté, soulignant que les outils actuels permettent déjà de produire des œuvres de qualité professionnelle à moindre coût. Il a cité l’exemple de son propre film, dont il a refusé de révéler le titre exact, mais qui a été entièrement généré par IA.
Un débat qui s’intensifie Cette déclaration relance les discussions sur la place de l’intelligence artificielle dans la création artistique. Si certains réalisateurs et techniciens craignent une standardisation des œuvres, d’autres y voient une opportunité pour les cinéastes indépendants et les pays émergents. Le Festival de Cannes, en accueillant ce film, a ouvert une brèche qui pourrait transformer les critères de sélection et de production à l’avenir.
Pour l’instant, aucune suite officielle n’a été annoncée, mais le réalisateur a affirmé qu’il travaille déjà sur un nouveau projet utilisant les mêmes techniques. Il a conclu en disant que le cinéma doit accepter cette évolution sous peine de disparaître.