Une nouvelle application d'intelligence artificielle ambitionne de devenir le « cerveau d'entreprise autonome ». Hyper, développé par les cofondateurs Shalin et Kanyes, est désormais disponible en version libre-service, annoncent-ils.
Shalin, l'un des cofondateurs, explique que lui et son associé utilisent depuis des années des logiciels de type « second cerveau » comme Notion et Obsidian. Dès 2020, ils avaient tenté d'affiner le modèle GPT-2 pour doter l'IA de l'ensemble du contexte de leur vie, afin qu'elle puisse travailler plus intelligemment à leur place. « Nous étions trop tôt », reconnaît Shalin.
Fort de cette première expérience, le duo a passé les quatre années suivantes à construire des robots chez Matic, une entreprise de robotique domestique. Au début de l'année, ils ont estimé que le moment était venu de retenter l'aventure. « Nous avons quitté nos emplois et construit Hyper », déclare Shalin, qui se dit ravi d'avoir finalement livré une version que les utilisateurs peuvent essayer eux-mêmes sur le site web.
Une approche différente des assistants traditionnels
Contrairement aux assistants vocaux ou aux chatbots classiques, Hyper se présente comme un système capable d'agir sur l'ensemble des informations personnelles et professionnelles d'un individu, à la manière d'un système d'exploitation pour la productivité. Le produit vise à offrir une IA contextuelle qui comprend les documents, les notes, les courriels et autres données de l'utilisateur pour exécuter des tâches complexes.
Les fondateurs ne détaillent pas encore le modèle économique ni les fonctionnalités précises de la plateforme, mais ils mettent en avant la possibilité de tester le service en libre accès. Cette ouverture au public marque une étape clé pour une startup encore jeune, née d'une conviction que la technologie a suffisamment mûri pour répondre au besoin d'une IA véritablement intégrée.
Un parcours d'ingénieurs passionnés
Shalin et Kanyes ne sont pas des novices dans le domaine de l'IA et de la robotique. Leur expérience chez Matic leur a permis de maîtriser les défis techniques de la construction de machines autonomes. Ce bagage technique se retrouve dans la conception d'Hyper, qui promet une automatisation poussée sans nécessiter de compétences en programmation.
L'annonce intervient alors que le marché des « seconds cerveaux » numériques est en pleine effervescence, avec des applications comme Notion, Obsidian ou Roam Research qui popularisent la prise de notes connectée. Hyper se distingue par son approche entièrement pilotée par l'IA, capable non seulement de stocker des informations, mais aussi d'agir en leur nom.
Pour l'instant, les retours d'utilisateurs sont limités, la version libre-service venant tout juste d'être mise en ligne. Les fondateurs se disent ouverts aux questions et aux commentaires, et promettent de continuer à améliorer le produit. Reste à voir si Hyper parviendra à convaincre au-delà du cercle des early adopters.