Au moins seize personnes sont décédées des suites de la chaleur dans l'État méridional du Telangana, en Inde, depuis le début de la saison chaude, ont annoncé dimanche des responsables locaux. Les températures maximales ont dépassé les 45 degrés Celsius dans plusieurs villes de cette région, déclenchant une alerte sanitaire.

Les autorités du Telangana ont exhorté les personnes âgées, les enfants et les femmes enceintes à ne pas sortir pendant la journée, sauf en cas d'absolue nécessité. Un responsable local a appelé à une « vigilance à l'échelle de l'État » pour protéger la santé publique. Les spécialistes de la santé rappellent que la chaleur extrême peut provoquer une déshydratation sévère, épaissir le sang et, dans les cas les plus graves, entraîner une défaillance des organes.

Vague de chaleur « extrême »

Le département météorologique indien avait mis en garde mercredi contre le risque d'une vague de chaleur « extrême », aggravée par un phénomène El Niño potentiellement puissant. Dans la capitale New Delhi et les villes voisines, les températures sont restées au-dessus de 40°C tout au long de la semaine, poussant la consommation d'électricité à des niveaux records. L'Inde, troisième plus grand émetteur de gaz à effet de serre, reste fortement dépendante du charbon pour sa production énergétique, bien qu'elle se soit engagée à atteindre la neutralité carbone d'ici 2070.

Un phénomène amplifié par le changement climatique

Le pays le plus peuplé de la planète fait régulièrement face à des vagues de chaleur entre avril et juin. Les scientifiques ont établi que le changement climatique rend ces épisodes plus longs, plus fréquents et plus intenses. La température la plus élevée jamais officiellement enregistrée en Inde est de 51°C, mesurée à Phalodi, dans le Rajasthan, en 2016. Les autorités locales continuent de surveiller la situation et appellent la population à la prudence alors que la saison chaude n'est pas encore terminée.