La France conserve sa première place, mais dans un contexte de baisse généralisée
La France est restée, en 2025, le pays d'Europe ayant attiré le plus de projets d'investissements étrangers, selon le baromètre annuel du cabinet EY publié ce jeudi. Il s'agit de la septième année consécutive que le pays occupe cette position de tête, devant le Royaume-Uni et l'Allemagne. Ce résultat pourrait être mis en avant par le chef de l'État lors du sommet Choose France, prévu le 1er juin 2026 à Versailles, où les dirigeants étrangers réunis annoncent traditionnellement de nouveaux engagements.
Cependant, le nombre de projets enregistrés a nettement diminué par rapport aux années précédentes. L'étude d'EY souligne que la France subit, pour la deuxième année d'affilée, un retrait significatif des investisseurs américains. Ceux-ci ont présenté 14 % de projets en moins en 2025 par rapport à 2024. Cette baisse des projets américains pèse sur le total des annonces et tire l'ensemble des indicateurs vers le bas.
Un déclin européen plus large
Le repli des investissements étrangers ne touche pas uniquement la France. Le baromètre d'EY indique que l'Europe dans son ensemble connaît une érosion de son attractivité. Dans ce contexte, la performance française, bien que toujours en tête, s'inscrit dans une tendance continentale de déclin. Le cabinet note que l'incertitude politique et économique, tant au niveau national qu'international, pèse sur les décisions d'implantation des entreprises.
Le sommet Choose France, dont la neuvième édition pourrait être la dernière sous la présidence actuelle, sera l'occasion pour le gouvernement de réaffirmer les atouts du pays. Toutefois, les investisseurs étrangers attendent des signaux clairs en matière de simplification administrative, de modernisation de l'économie et d'assainissement des finances publiques, comme le soulignent plusieurs enquêtes récentes auprès des dirigeants internationaux.
Quelles perspectives pour l'attractivité française ?
La France reste attractive pour de nombreux secteurs, notamment dans les technologies vertes, la santé et les services numériques. Mais le recul des projets américains, combiné à la concurrence accrue d'autres destinations comme l'Asie et l'Amérique du Nord, pourrait compromettre à terme la position dominante de la France en Europe. Les prochaines annonces lors du sommet de Versailles donneront une indication sur la capacité du pays à inverser la tendance.