Joe Biden, l'ancien président des États-Unis, a déposé une plainte devant un tribunal fédéral afin d'empêcher le département de la Justice (DoJ) de rendre publics les transcriptions et les enregistrements audio d'entretiens menés par le procureur spécial Robert Hur. Ces conversations, qui remontent à une décennie, portaient initialement sur la biographie de M. Biden, mais ont été récupérées dans le cadre de l'enquête sur la gestion de documents classifiés par l'ancien président. Selon des sources concordantes, la divulgation de ces enregistrements, qui ont mis en lumière des troubles fréquents de la mémoire de Joe Biden, violerait son droit à la vie privée.
Une enquête aux conséquences politiques lourdes
Robert Hur, procureur spécial nommé par le ministère de la Justice pour examiner les allégations concernant la manipulation de documents classifiés par Joe Biden, a passé cinq heures à interroger l'ancien président. Dans un rapport remis au Congrès en 2024, M. Hur a conclu qu'il n'y avait pas eu d'infraction pénale, mais il a dressé le portrait d'un homme âgé de 81 ans à l'époque, décrit comme « un homme âgé, sympathique, bien intentionné, mais avec une mauvaise mémoire ». Cette caractérisation a profondément nui à la campagne de réélection de Joe Biden en 2024.
Un retrait politique lié à cette affaire
À la suite de la publication du rapport de Robert Hur et des questions récurrentes sur son âge et ses capacités mentales, Joe Biden s'est retiré de la course à l'élection présidentielle de 2024. Il a ensuite apporté son soutien à Kamala Harris, qui était alors sa vice-présidente. L'action en justice intentée aujourd'hui par l'ancien président vise à éviter que la diffusion des enregistrements audio et des transcriptions ne ravive le débat sur sa santé cognitive et n'empiète sur sa vie privée.
Une bataille juridique autour de la confidentialité
La plainte déposée par Joe Biden allègue que la publication de ces documents porterait atteinte à sa vie privée, alors même que l'enquête du procureur spécial est close. L'ancien président conteste la décision du département de la Justice de rendre publics ces éléments, estimant qu'il n'existe aucun intérêt public impérieux justifiant leur divulgation. L'affaire devrait être examinée par un tribunal fédéral dans les semaines à venir.