Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a remporté la primaire républicaine pour le poste de sénateur, battant le titulaire John Cornyn lors du second tour du scrutin qui s'est déroulé ce mardi. Cette victoire marque un tournant dans la politique texane, Paxton étant perçu comme un proche de l'ancien président Donald Trump et un représentant de l'aile la plus conservatrice du parti, tandis que Cornyn, bien que conservateur, était considéré comme plus modéré et établi depuis plusieurs mandats.
Un scrutin contesté
La campagne a été marquée par des attaques virulentes. Ken Paxton a mis l'accent sur son bilan en matière de contestations judiciaires et son soutien à des positions très conservatrices sur l'immigration et l'avortement. John Cornyn, de son côté, a tenté de mettre en avant son expérience et son influence au Sénat, mais n'a pas réussi à mobiliser suffisamment pour contrer la vague populiste. Les analystes soulignent que ce résultat illustre la fracture croissante au sein du Parti républicain entre l'establishment et la base trumpiste.
Avancées dans les négociations nucléaires avec l'Iran
Par ailleurs, des sources diplomatiques ont fait état de progrès significatifs dans les pourparlers entre les grandes puissances et l'Iran concernant son programme nucléaire. Les discussions, qui se tiennent à Vienne, auraient permis de réduire les divergences sur plusieurs points clés, notamment le niveau d'enrichissement de l'uranium et un calendrier de levée des sanctions. Les négociateurs américains et iraniens ont tenu des réunions indirectes via des médiateurs européens. Un accord pourrait être possible dans les semaines à venir, même si des obstacles subsistent, en particulier sur la question des inspections internationales.
Conséquences économiques potentielles
La victoire de Paxton pourrait avoir des répercussions au-delà du Texas. Analystes et observateurs estiment que son élection au Sénat renforcerait les voix les plus critiques envers les politiques de l'administration Biden, en particulier sur les questions budgétaires et environnementales. De même, si un accord est conclu avec l'Iran, il pourrait débloquer des exportations de pétrole iranien et contribuer à une détente des prix de l'énergie, un enjeu majeur pour l'économie mondiale.
Réactions
Ken Paxton a remercié ses partisans et a promis de lutter contre ce qu'il qualifie de « gouvernement fédéral hors de contrôle ». John Cornyn a concédé sa défaite et appelé à l'unité du parti en vue de l'élection générale de novembre prochain, où il s'opposera au candidat démocrate, qui reste à déterminer.
L'Iran a salué les progrès réalisés, tout en insistant sur ses droits à un programme nucléaire civil. La Maison-Blanche s'est déclarée prudente, mais optimiste quant à la possibilité de parvenir à un accord qui empêche Téhéran de se doter de l'arme nucléaire.