Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir effectué de nouvelles frappes dans le sud de l'Iran, présentées comme des actes d'« autodéfense ». Selon un communiqué du porte-parole du CENTCOM, le capitaine Tim Hawkins, ces opérations visaient des sites de lancement de missiles ainsi que des bateaux occupés à poser des mines. L'objectif déclaré est de « protéger nos troupes des menaces posées par les forces iraniennes ». Le communiqué précise que l'armée américaine fait preuve de « retenue durant le cessez-le-feu en cours ». Aucun détail supplémentaire n'a été fourni dans l'immédiat.
Des discussions parallèles à Doha
Malgré ces frappes, les canaux diplomatiques restent ouverts. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a déclaré depuis l'Inde, où il effectuait une visite officielle, qu'un accord avec Téhéran demeurait possible. « Des discussions ont eu lieu à Qatar aujourd'hui, nous verrons si nous pouvons progresser », a-t-il indiqué aux journalistes. Il a décrit les échanges en cours comme « un va-et-vient sur le langage spécifique du document initial », ajoutant que cela prendrait « quelques jours ». M. Rubio a rappelé la position du président Donald Trump : soit un bon accord sera conclu, soit il n'y en aura pas.
Pas d'accord imminent selon Téhéran
De son côté, l'Iran a tempéré les espoirs américains d'une issue rapide au conflit. Les autorités iraniennes ont démenti les allégations selon lesquelles un accord pour mettre fin aux hostilités serait proche, jetant un froid sur les déclarations optimistes de Washington.
Le contexte régional
Ces développements surviennent alors que le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a ordonné à son armée d'intensifier les frappes contre le Hezbollah dans le sud du Liban. Par ailleurs, le président iranien, Massoud Pezechkian, aurait ordonné la réouverture de l'accès international à Internet dans le pays. Le président Trump, de son côté, a évoqué la possibilité qu'un éventuel accord avec l'Iran inclue l'adhésion de nouveaux pays aux accords d'Abraham.
Des conséquences humanitaires à Gaza
Dans le même temps, le conflit continue de faire des victimes civiles. Lundi, une femme palestinienne et une fillette ont été tuées par une frappe aérienne israélienne dans le sud de la bande de Gaza, selon les autorités hospitalières. La frappe a touché une tente abritant une famille déplacée dans la zone de Muwasi, à l'ouest de Khan Younès. L'armée israélienne n'a pas commenté cet incident dans l'immédiat.