L'Iran a annoncé le rétablissement partiel de l'accès à internet, après une coupure massive qui a duré trois mois. Cette interruption, mise en place dans le contexte du conflit régional au Moyen-Orient, avait privé la population et les entreprises d'échanges numériques mondiaux.

Selon les autorités, la réouverture partielle vise à alléger les difficultés économiques provoquées par cette absence de connectivité. Depuis le début de la coupure, l'économie iranienne a été lourdement affectée, notamment dans les secteurs dépendant du commerce en ligne, des transferts de fonds et de la communication internationale.

Un conflit aux répercussions numériques

La décision de couper internet avait été prise dans le cadre des tensions accrues au Moyen-Orient, sans que les autorités ne précisent à l'époque la durée prévue. Pendant trois mois, les Iraniens ont été privés d'accès aux réseaux sociaux, aux messageries instantanées et à une grande partie des sites web étrangers, ce qui a également limité l'accès à l'information indépendante.

Les entreprises locales, déjà sous pression en raison des sanctions internationales, ont subi des pertes importantes. De nombreux commerçants et artisans, qui dépendaient de plateformes comme Instagram ou WhatsApp pour écouler leurs produits, ont vu leurs activités paralysées.

Un retour progressif mais incomplet

Le rétablissement actuel reste partiel. Les autorités n'ont pas communiqué de calendrier pour un retour complet à la normale. Certains observateurs estiment que cette mesure pourrait être liée à une volonté de réduire les tensions économiques internes, sans toutefois lever totalement le contrôle sur les communications.

Pour l'instant, seuls certains services de base semblent à nouveau accessibles, mais les restrictions demeurent sur les contenus jugés sensibles par le régime. La situation reste donc fragile, et la population attend un retour durable d'un internet libre et stable.