Les autorités ougandaises ont décidé de fermer temporairement l'ensemble de leurs frontières terrestres avec la République démocratique du Congo (RDC) en raison de l'épidémie d'Ebola qui sévit dans le pays voisin. Cette mesure, annoncée le 27 mai 2026, vise à limiter les risques de propagation du virus sur le territoire ougandais.

La RDC est confrontée à une nouvelle flambée épidémique d'Ebola depuis plusieurs semaines. Plusieurs cas ont été confirmés dans des provinces proches de la frontière ougandaise, ce qui a suscité l'inquiétude des autorités sanitaires régionales. L'Ouganda, qui avait déjà connu des épidémies par le passé, a donc choisi de renforcer ses dispositifs de contrôle.

La fermeture des frontières concerne l'ensemble des points de passage officiels. Les autorités ougandaises n'ont pas précisé la durée exacte de cette mesure, mais elles ont indiqué qu'elle serait réévaluée en fonction de l'évolution de la situation sanitaire en RDC. Des contrôles sanitaires renforcés sont également mis en place aux postes-frontières restés ouverts pour le fret essentiel.

Cette décision intervient dans un contexte de mobilisation internationale face à l'épidémie. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) suit de près la situation et a appelé à une coordination régionale pour endiguer le virus. Toutefois, la fermeture unilatérale des frontières pourrait compliquer les efforts de lutte transfrontalière.

Les autorités congolaises n'ont pas officiellement réagi à cette annonce dans l'immédiat. Néanmoins, les deux pays entretiennent une coopération sanitaire, notamment à travers des programmes de surveillance conjoints.

L'Ouganda reste en alerte depuis les précédentes épidémies d'Ebola en Afrique de l'Est. Des équipes médicales ont été déployées dans les districts frontaliers pour détecter d'éventuels cas suspects. Les voyageurs en provenance de RDC sont soumis à des contrôles de température et à des questionnaires sanitaires.

Cette fermeture temporaire des frontières souligne les défis posés par les épidémies dans une région où les mouvements de population sont fréquents. Les experts craignent que des cas ne soient importés via des passages informels.