Mise en garde de Bruxelles

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que Moscou souhaite « déstabiliser » l'Europe, alors que les tensions entre la Russie et les pays occidentaux s'intensifient autour de l'Ukraine. Elle s'exprimait lors d'une visite en Lituanie, pays balte voisin de l'enclave russe de Kaliningrad et théâtre récent d'incursions de drones imputées à la Russie. « Quand les États baltes sont mis à l'épreuve, c'est toute l'Europe qui est mise à l'épreuve », a-t-elle affirmé.

Réactions diplomatiques

Plusieurs capitales européennes ont convoqué leur ambassadeur russe pour protester contre les demandes de Moscou de voir les diplomates étrangers quitter Kiev. Le gouvernement néerlandais a ainsi annoncé avoir convoqué l'ambassadeur de Russie à La Haye afin de signifier son rejet de ces exigences. La Pologne, la République tchèque et d'autres États membres de l'Union européenne ont également engagé des démarches similaires.

Sécurité aérienne dans les Baltes

Le président lituanien a estimé que « le ciel au-dessus des États baltes n'est pas suffisamment sécurisé », faisant référence aux incursions de drones et à l'activité militaire russe croissante dans la région. L'OTAN a annoncé de son côté qu'elle cherche à renforcer la défense du flanc oriental et à accroître les forces affectées à la protection des pays baltes.

Incident en République tchèque

Par ailleurs, la police tchèque a relâché un évêque russe après avoir découvert une « poudre blanche » dans sa voiture. L'affaire, qui avait suscité une brève alerte, n'a pas été suivie de poursuites. Les autorités n'ont pas précisé la nature de la substance.

Moquerie de Medvedev

L'ancien président russe Dmitri Medvedev s'est moqué de l'Union européenne pour son refus de retirer ses diplomates de Kiev, en dépit des menaces russes. Ses déclarations, diffusées sur les réseaux sociaux, ont été perçues comme une tentative de discréditer la position européenne.

Bilan de la journée

Cette journée de tensions illustre une escalade dans la confrontation entre la Russie et l'Occident, marquée par des mesures diplomatiques et militaires réciproques. L'UE maintient son soutien à l'Ukraine et réaffirme la nécessité de protéger ses États membres les plus exposés.