Nouveau tir nord-coréen détecté par Séoul
La Corée du Nord a effectué ce mardi plusieurs tirs de projectiles, dont un missile balistique, en direction de la mer Jaune, a annoncé l’armée sud-coréenne. Selon l’état-major interarmées de Séoul, les projectiles ont été lancés depuis la ville nord-coréenne de Chongju, située sur la façade ouest du pays. Les tirs ont été détectés aux alentours de 13 heures locales (6 heures à Paris).
Les autorités sud-coréennes précisent que les projectiles ont parcouru une distance d’environ 80 kilomètres. L’armée sud-coréenne indique qu’elle examine encore les caractéristiques précises des projectiles et leur portée, tout en renforçant la surveillance et la vigilance en prévision d’éventuels tirs supplémentaires.
Huitième essai depuis le début de l’année
Ce lancement constitue le premier tir nord-coréen depuis trente-sept jours. Il s’agit du huitième essai de missile effectué par Pyongyang depuis le début de l’année 2026. En avril dernier, la Corée du Nord avait déjà réalisé un test comparable, affirmant vouloir « vérifier les caractéristiques et la puissance d’une ogive de bombe à sous-munitions », selon les termes rapportés par l’agence officielle nord-coréenne KCNA.
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a appelé à la mi-mai à renforcer les unités déployées en première ligne face à « l’ennemi juré » sud-coréen, d’après la même source. Cette déclaration s’inscrit dans une rhétorique hostile persistante entre les deux voisins, toujours techniquement en guerre depuis l’armistice de 1953 qui a mis fin à la guerre de Corée sans traité de paix.
Coopération sécuritaire entre Séoul, Washington et Tokyo
Face à ces développements, l’armée sud-coréenne assure que la coopération sécuritaire reste étroite entre la Corée du Sud, les États-Unis et le Japon, principaux alliés dans la région. Les trois pays « maintiennent un état de préparation maximal » et partagent leurs renseignements en temps réel, selon Séoul.
La situation intervient dans un contexte de tensions récurrentes. Le président sud-coréen Lee Jae Myung, élu l’an dernier, a multiplié les tentatives d’apaisement envers Pyongyang, mais ces ouvertures ont jusqu’ici été rejetées par le régime nord-coréen, qui qualifie régulièrement Séoul d’adversaire le plus « hostile ».
Contexte régional tendu
Ce tir intervient également quelques jours après que la Corée du Nord a fustigé la vente d’hélicoptères anti-sous-marins américains à Séoul, qualifiant cette opération de « renforcement militaire inconsidéré ». Mi-mai, un groupe de hackers nord-coréens, Kimsuky, a été pointé du doigt pour de nouvelles cyberattaques créées grâce à l’intelligence artificielle, ciblant particulièrement la Corée du Sud. Par ailleurs, les autorités nord-coréennes ont récemment préparé leur population aux risques de l’hantavirus, après avoir verrouillé le pays face au Covid-19.
L’armée sud-coréenne n’a pas signalé de dégâts ni de victimes consécutifs à ce tir. Les analyses se poursuivent pour déterminer la nature exacte du missile et les éventuelles implications pour la sécurité régionale.