Samsung a annoncé que sa Galaxy Watch pourrait bientôt prédire les évanouissements bien avant qu'ils ne surviennent, une avancée rendue possible grâce à une étude clinique menée en Corée du Sud. Cette recherche valide la capacité de la Galaxy Watch 6 à anticiper une syncope vasovagale — le malaise vagal — en exploitant le capteur de photopléthysmographie de la montre.

Ce capteur mesure les variations de la fréquence cardiaque. Les chercheurs y ont intégré un algorithme d'intelligence artificielle capable d'analyser les données en temps réel. Les résultats en laboratoire sont nets : le modèle a prédit les malaises jusqu'à cinq minutes avant qu'ils ne se produisent, avec une précision de près de 85 %.

Pour les personnes concernées par ces malaises, ces minutes de sursis sont cruciales. Elles permettent de s'asseoir, de s'allonger ou de s'éloigner d'une zone dangereuse, ce qui peut éviter de graves traumatismes crâniens ou des fractures liées à une chute. La promesse est donc séduisante pour les patients sujets aux syncopes vasovagales.

Des réserves chez les cardiologues

Malgré ces chiffres encourageants, l'annonce suscite le scepticisme dans la communauté médicale. Des cardiologues soulèvent notamment la question des faux positifs : un taux d'erreur, même faible, pourrait entraîner des alertes inutiles et générer de l'anxiété chez les utilisateurs. Les détails précis de ces réserves n'ont pas été développés dans l'étude publiée, mais le débat sur la fiabilité des dispositifs de santé connectée reste ouvert.

L'étude clinique a été réalisée en conditions contrôlées, et il n'est pas encore certain que les résultats se reproduisent dans la vie quotidienne, avec tous les aléas de l'activité humaine. Samsung n'a pas communiqué de calendrier pour le déploiement de cette fonctionnalité sur les montres commercialisées.

Un pas de plus vers la prévention connectée

Cette avancée illustre la tendance lourde de l'intégration de l'intelligence artificielle dans les objets connectés de santé. La Galaxy Watch 6, déjà reconnue pour ses capacités de suivi cardiaque, pourrait ainsi devenir un outil de prévention des malaises, à condition que les limites techniques soient surmontées et que la communauté médicale valide son usage courant.

En attendant, les utilisateurs doivent rester conscients que ces prédictions ne remplacent pas un avis médical. La montre offre une alerte précoce, mais chaque patient doit continuer à consulter son médecin traitant pour adapter sa prise en charge.