L’animatrice Laurie Cholewa a annoncé avoir subi une double mastectomie le 13 mars dernier, à la suite d’un diagnostic de cancer du sein posé en février. Elle a partagé cette information dans une vidéo diffusée sur le média Lou, ainsi que dans une publication sur son compte Instagram, où elle se dit « fière de ses cicatrices ».

« Je viens de me faire enlever les deux seins suite à un cancer du sein », déclare-t-elle. La journaliste explique que le diagnostic est intervenu alors qu’elle était très occupée, à dix jours de la cérémonie des Césars. « Ce matin-là, j’aurais pu annuler mon rendez-vous médical : débordée, pas le temps… Mais je ne l’ai pas fait », raconte-t-elle. Elle ajoute avoir immédiatement compris la gravité de la situation en voyant le visage de son gynécologue changer.

Des antécédents familiaux lourds

Laurie Cholewa évoque son histoire familiale, marquée par le cancer. « Le cancer fait tellement partie de mon histoire familiale. C’est comme si je l’attendais presque », confie-t-elle. Son père est décédé d’un cancer du pancréas à 55 ans, une maladie contre laquelle elle est engagée depuis des années.

Une décision radicale pour ses enfants

La décision de procéder à une double ablation a été prise rapidement après l’annonce du diagnostic. « C’est une décision radicale mais en même temps j’ai envie d’être là pour mes enfants le plus longtemps possible, j’ai envie d’être grand-mère, de voir leurs mariages », explique-t-elle. « Il était hors de question de prendre le moindre risque. À partir du moment où le cancer entre dans ma vie, il fallait que je le combatte. »

Lever le tabou

L’animatrice dit souhaiter lever le tabou sur la mastectomie. « Je veux le dire clairement : il n’y a aucune honte à subir une mastectomie. Aucune. C’est un mot qu’on prononce à voix basse, qu’on évite, qu’on cache. Comme si perdre ses seins était quelque chose qu’il fallait taire », affirme-t-elle. « Moi, j’ai choisi de les enlever. Et je n’ai pas envie de m’en cacher. »

Laurie Cholewa, animatrice sur Canal+ et Europe 1, a ainsi choisi de rendre publique son expérience pour aider à déstigmatiser cette intervention.