Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a déclaré que l'Immigration and Customs Enforcement (ICE) n'entretient « aucune relation » avec la société de logiciels espions Paragon Solutions, ni avec la société qui l'a acquise. Cette mise au point intervient alors que des révélations avaient indiqué qu'ICE avait réactivé l'année dernière un contrat auparavant suspendu avec cette entreprise fondée en Israël, suscitant des interrogations sur l'utilisation de logiciels espions commerciaux par le gouvernement américain.
Selon les informations disponibles, ICE avait relancé ce contrat en 2025, ce qui avait soulevé des doutes quant à la conformité de cet accord avec un décret exécutif de 2023 encadrant l'acquisition et l'usage de technologies de surveillance par les agences fédérales. Des questions avaient notamment porté sur la possibilité que l'agence utilise le logiciel Graphite, développé par Paragon, pour pirater à distance des téléphones portables, y compris pour accéder à des messages chiffrés sans que les cibles aient besoin de cliquer sur un lien.
Le DHS a maintenant officiellement démenti tout lien actuel. « ICE n'a aucune relation avec Paragon Solutions, Inc. ni avec la société qui les a acquis », a précisé le département dans un communiqué. Cette déclaration ne précise toutefois pas si ICE a utilisé le logiciel Graphite dans le cadre du contrat antérieur, ni si des données collectées via cet outil ont été employées dans des enquêtes. Les défenseurs des libertés civiles et de la vie privée restent vigilants quant à l'évolution de la réglementation en matière de surveillance numérique.
L'entreprise Paragon Solutions est connue pour Graphite, un logiciel espion capable de s'introduire dans les appareils mobiles et d'en extraire des données, notamment des messages chiffrés, sans interaction de l'utilisateur. Aucune information n'a été communiquée sur l'identité de l'acquéreur de Paragon mentionné par le DHS. Les experts en cybersécurité continuent de s'interroger sur la portée réelle des relations entre les agences fédérales et les sociétés de logiciels espions, alors que plusieurs enquêtes sont en cours pour déterminer l'étendue de ces pratiques aux États-Unis.