« Quand tout cela prendra-t-il fin ? » C'est la question posée par un Libanais de 43 ans, qui livre un témoignage personnel déchirant sur la transformation de son pays natal en un champ de ruines. Dans un récit publié le 27 mai 2026, il décrit un Liban « chaotique, unique et magnifique » qui, selon lui, a été « réduit en gravats » sous l'effet des bombardements israéliens.
L'auteur, qui raconte une anecdote cocasse sur ses difficultés à apprendre à conduire à Beyrouth, utilise cette histoire personnelle pour illustrer la singularité du Liban qu'il a connu. Un pays où les règles de circulation sont ignorées, où l'on apprend l'arabe sans le parler, et où l'expérience de la vie est à la fois chaotique et profondément attachante. Ce Liban-là, dit-il, n'existe plus.
Des crimes de guerre suspects et un lourd tribut chez les enfants
Le récit ne se limite pas à une nostalgie personnelle. Il dresse un constat accablant de la situation actuelle. Selon le témoignage, les « crimes de guerre présumés » se produisent « presque quotidiennement » alors qu'Israël poursuit ses bombardements. Le coût humain est particulièrement alarmant : l'Unicef estime que le conflit tue « près de 14 enfants par jour ». Un chiffre qui, pour l'auteur, empêche de considérer cette tragédie comme une « guerre de plus dans une région déchirée par la guerre ».
« Nous ne pouvons pas considérer cela comme une simple guerre de plus dans une région déchirée par les conflits », écrit-il, insistant sur la nécessité de ne pas banaliser la violence qui s'abat sur le Liban. La destruction est totale, et le pays qu'il a aimé, avec ses contradictions et sa vitalité, n'est plus qu'un souvenir.
Le témoignage d'une perte identitaire et nationale
Au-delà des chiffres et des accusations, le texte est une plongée dans le sentiment de perte. En évoquant une anecdote apparemment anodine – un échec à une leçon de conduite – l'auteur illustre ce qui rendait le Liban unique : un mélange de fougue, de non-conformisme et de beauté. Aujourd'hui, ces traits distinctifs sont ensevelis sous les décombres.
« Le chaos, le caractère unique, la beauté du Liban que je connaissais ont été réduits en gravats », conclut-il, laissant planer une interrogation angoissée sur l'avenir. Le récit ne propose pas de solution politique ou militaire, mais il sert de cri d'alarme sur la transformation radicale d'un pays et sur l'urgence d'une prise de conscience face à une catastrophe humanitaire qui, selon lui, ne peut être minimisée.