Un duo inattendu au cœur de New York
Dustin Hoffman, 88 ans, revient sur grand écran dans « Le virtuose », réalisé par Daniel Roher, connu pour son documentaire « Navalny ». Il incarne un accordeur de piano âgé, secondé par son apprenti Niki, interprété par Leo Woodall, révélé par la série « The White Lotus » et vu récemment dans « Bridget Jones : folle de lui ». Ensemble, ils entretiennent les instruments de clients fortunés de New York et de sa banlieue, liés par une relation filiale.
Niki possède l'oreille absolue, un talent qui lui permet de détecter le moindre défaut sonore. Mais il souffre d'hyperacousie, le forçant à porter en permanence des bouchons ou un casque pour se protéger des bruits agressifs du quotidien. Cette sensibilité, à la fois don et handicap, le place dans une position délicate.
Un thriller musical au scénario prévisible mais plaisant
Le basculement survient lorsque Niki tombe sur une bande de cambrioleurs qui veulent exploiter son ouïe exceptionnelle pour ouvrir des coffres-forts en jouant avec le cliquetis des verrous. Le film mêle alors habilement le thriller et le drame romantique, sur fond de bande-son jazzy et d'un montage efficace.
Sans être une œuvre majeure, « Le virtuose » interroge sur la capacité à trouver sa place dans un monde parfois hostile, et sur la perte de repères quand on ne peut plus exercer sa passion. C'est une réflexion sur la créativité et la mort.
Des acteurs convaincants
Leo Woodall livre une prestation juste et nuancée, incarnant la fragilité et la sensibilité d'un homme loin des stéréotypes du braqueur impitoyable. Face à lui, Dustin Hoffman, en vieux sage caustique, est irrésistible. Leur duo porte un film captivant, malgré un scénario prévisible.
« Le virtuose » sort en salles ce mercredi 27 mai.