La contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, a rendu public son rapport annuel pour l’année 2025. Ce document, qui passe en revue l’état des lieux d’enfermement en France, se montre particulièrement critique sur la manière dont les ministères concernés répondent à ses recommandations.

Dans son préambule, Dominique Simonnot déplore « des retards, voire l’absence de réponses » de la part des différents ministères sollicités. Elle souligne que nombre de ses préconisations, formulées dans les rapports précédents, n’ont pas été suivies d’effets concrets, ce qui, selon elle, aggrave les dysfonctionnements chroniques des lieux de privation de liberté.

Le rapport met en avant deux problématiques majeures. La première est la « surpopulation carcérale endémique », un phénomène qui perdure malgré les alertes répétées de l’institution. La seconde est la « déficience de l’État » dans le domaine de la pédopsychiatrie, en particulier au sein des établissements accueillant des mineurs placés sous main de justice ou en soin psychiatrique.

Ces constats s’inscrivent dans la mission de la contrôleure générale, qui inspecte prisons, centres de rétention, hôpitaux psychiatriques et autres lieux de privation de liberté. Chaque année, elle émet des recommandations visant à garantir le respect des droits fondamentaux des personnes enfermées. Le rapport 2025 constitue un bilan de la mise en œuvre de ces recommandations, et le verdict est sévère : l’administration tarde à réagir, quand elle ne reste pas tout simplement silencieuse.

Dominique Simonnot appelle à une prise de conscience urgente et à des mesures concrètes pour remédier à ces manquements, qui portent atteinte à la dignité des personnes privées de liberté et à l’efficacité des politiques publiques.