Le géant technologique Meta a entamé mercredi une vaste restructuration qui se traduit par la suppression d’environ 8 000 emplois et la redéfinition de 7 000 autres postes, dans le cadre d’un virage stratégique vers l’intelligence artificielle. Ces mesures représentent environ 10 % de l’effectif total de l’entreprise, mère de Facebook, Instagram et WhatsApp.
Dans une note interne diffusée en avril, la direction avait annoncé que les licenciements interviendraient en mai. Une porte-parole de Meta, Erica Sackin, a confirmé mercredi que les employés concernés avaient été informés. Selon une source proche du dossier, 7 000 salariés supplémentaires vont voir leurs fonctions évoluer pour être affectés à des équipes dédiées à l’intelligence artificielle.
Cette réorganisation s’inscrit dans un effort de Meta pour rattraper son retard face à ses concurrents dans le domaine de l’IA. L’entreprise investit des sommes considérables dans ce secteur, mais peine encore à rivaliser avec des acteurs comme OpenAI ou Google. La restructuration vise à concentrer les ressources sur le développement de modèles d’IA générative et d’autres technologies avancées.
Les licenciements interviennent dans un contexte de tensions sur le marché de la tech, où plusieurs grandes entreprises ont réduit leurs effectifs après des années de croissance rapide. Meta avait déjà supprimé des milliers de postes en 2023 dans le cadre d’une précédente vague de restructuration. Le groupe justifie cette nouvelle coupe par la nécessité de se recentrer sur des priorités stratégiques et d’améliorer son efficacité opérationnelle.
La décision a suscité des réactions contrastées parmi les analystes. Si certains saluent la volonté de Meta de se réinventer face à la concurrence, d’autres s’inquiètent de l’impact social de ces suppressions massives. L’entreprise emploie environ 80 000 personnes avant cette annonce.