Plusieurs migrants ayant traversé la Manche lors du week-end férié ont été poursuivis pour des infractions liées à l'immigration clandestine, et certains ont été incarcérés, a annoncé le Crown Prosecution Service (CPS).
Trois condamnations pour entrée illégale
Osman Yesil, 47 ans, de nationalité turque, Tawfiq Boubazine, 33 ans, originaire d'Algérie, et Elidjon Cota, 29 ans, Albanais, ont plaidé coupables devant le tribunal de magistrats de Folkestone, dans le Kent, pour être arrivés au Royaume-Uni sans autorisation d'entrée. Ils ont été condamnés à huit mois de prison.
Trois inculpations pour mise en danger
Trois autres migrants – Jiechlat Buom, 25 ans, et Kueth Gatkuoth, 31 ans, tous deux Soudanais, ainsi que Mehdi Najafi, 42 ans, Iranien – ont été inculpés pour avoir mis en danger la vie d'autrui lors d'une traversée maritime. Ils ont été placés en détention provisoire et doivent comparaître devant la Crown Court de Canterbury en juin pour une audience de plaider-coupable.
Des poursuites accélérées
Le CPS a précisé que les charges avaient été autorisées « dans les heures » suivant la réception des preuves par les services de répression. Sarah Dineley, représentante du CPS, a déclaré que les personnes soupçonnées d'avoir piloté les embarcations avaient été inculpées pour mise en danger de vies humaines. Elle a ajouté que le CPS continuait de travailler avec ses partenaires internationaux pour « perturber et démanteler les réseaux criminels organisés, qui sont en fin de compte responsables des traversées en petites embarcations ».
Un week-end de forte affluence
Ces poursuites font suite à l'arrivée de 989 migrants sur de petites embarcations entre vendredi et lundi, profitant d'un temps ensoleillé et de conditions de mer plus calmes dans le détroit. Le nombre de traversées a nettement diminué par rapport au pic de 2022, où plus de 45 000 personnes avaient effectué le trajet. À ce jour en 2026, 8 565 migrants ont traversé la Manche, soit 37 % de moins qu'à la même période l'année précédente.
Nouvel accord franco-britannique
Le ministère de l'Intérieur britannique a indiqué qu'il « intensifiait la répression » contre les traversées en petites embarcations, soulignant un nouvel accord de 662 millions de livres sterling entre le Royaume-Uni et la France. Cet accord prévoit le déploiement de drones, de deux hélicoptères et d'un système de caméras en France, ainsi que l'envoi de policiers formés au maintien de l'ordre sur les plages françaises. L'objectif est de renforcer les actions de contrôle sur les plages et d'incarcérer les passeurs.