Sony dévoile son nouveau téléviseur haut de gamme, le Bravia 9 II, qui marque une avancée technologique dans le domaine des dalles Mini-LED. Le constructeur a opté pour un rétroéclairage par diodes miniatures RGB (rouge, vert, bleu), une architecture qui promet une pureté colorimétrique et une luminosité bien supérieures aux solutions blanches conventionnelles.
Des mesures record en laboratoire
Les premiers tests effectués sur un prototype confirment des performances exceptionnelles. En mode HDR, l’appareil atteint un pic de luminosité de 3 850 cd/m² sur une fenêtre de 10 % de l’écran, une valeur qui le place parmi les téléviseurs les plus lumineux jamais mesurés. Sur une fenêtre de 2 %, le pic monte même à 4 200 cd/m². La luminance plein écran culmine à 780 cd/m², soit un rendu très éclatant pour les scènes globalement lumineuses.
Un nuancier plus fidèle grâce au rétroéclairage RGB
Le principal apport du Mini-LED RGB réside dans la couverture du gamut. Le Bravia 9 II affiche une couverture de 97 % du DCI-P3 et de 80 % du Rec.2020, un score inhabituel pour un téléviseur LCD. Sony explique que l’utilisation de diodes directement colorées évite les pertes spectrales liées au filtre de couleur, ce qui améliore la pureté des rouges et des verts — des teintes souvent jugées moins fidèles sur les dalles Mini-LED classiques.
Un contraste renforcé et une gestion des reflets
Le taux de contraste natif mesuré est de 4 800:1, un excellent résultat pour une dalle LCD. Pour les scènes très sombres, les zones noires restent profondes même si le blooming — ce halo lumineux autour des objets brillants — demeure occasionnellement perceptible sur les petites sources de lumière. Sony a également soigné le traitement antireflet : le revêtement du Bravia 9 II diffuse la lumière ambiante pour limiter les reflets, un atout dans un salon très éclairé.
Un traitement vidéo toujours au sommet
Comme souvent chez Sony, le processeur XR s’avère particulièrement efficace pour le upscaling. Les contenus en 1080p ou 1440p sont restitués avec une netteté et un piqué proches du 4K natif. La compensation de mouvement, paramétrable, évite les saccades sans introduire d’effet « soap opera » excessif. Toutefois, les puristes regretteront l’absence de support du Dolby Vision à 120 Hz, un standard que certains concurrents commencent à proposer.
Connectique et ergonomie
Côté connectique, le Bravia 9 II est équipé de quatre ports HDMI, dont deux compatibles HDMI 2.1 avec une bande passante de 48 Gbit/s. Les gamers peuvent compter sur la prise en charge du VRR (Variable Refresh Rate) et un mode jeu qui réduit la latence à 8 ms en 4K/120 Hz. L’interface reste Google TV, avec un menu de réglages simplifié par rapport aux générations précédentes, même si certains paramètres avancés restent enfouis dans les sous-menus.
Disponibilité et positionnement
Le Sony Bravia 9 II sera commercialisé dans les prochaines semaines en trois diagonales : 55, 65 et 75 pouces. Les prix n’ont pas encore été officiellement communiqués, mais la fiche technique laisse présager un positionnement premium, aux alentours de 3 000 € pour le 65 pouces. Sony propose en option une barre de son compatible (HT-A9000) qui intègre les mêmes traitements audio que le téléviseur via le système Acoustic Center Sync.
Un nouveau standard pour le Mini-LED ?
Avec ce Bravia 9 II, Sony semble vouloir démontrer que la technologie Mini-LED peut rivaliser avec l’OLED sur le terrain du contraste et de la colorimétrie, tout en offrant une luminosité bien supérieure. Les premières mesures confirment que le pari technique est réussi, même si le confort visuel en conditions réelles dépendra du réglage des algorithmes de local dimming. Reste à savoir si le grand public sera prêt à payer le prix fort pour ce bond en avant technologique.