Plusieurs événements majeurs ont marqué la nuit du 25 au 26 mai 2026. Sur le front ukrainien, Moscou a renouvelé ses appels à évacuer Kiev en prévision de frappes intensifiées. Au Moyen-Orient, l’armée américaine a annoncé avoir mené des frappes dans le sud de l’Iran. Enfin, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a livré une tribune appelant à un « plurilatéralisme pragmatique ».

Menaces russes sur Kiev

La diplomatie russe a appelé lundi les ressortissants étrangers vivant à Kiev, ainsi que les personnels diplomatiques, à quitter la capitale ukrainienne avant de nouveaux bombardements. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a répété cet avertissement à son homologue américain Marco Rubio lors d’un rare entretien téléphonique. Le ministère russe a prévenu que de nouvelles « frappes seront menées sur des centres de décision » et des « entreprises du complexe militaro-industriel » à Kiev, sans préciser de délai. Les États-Unis ont indiqué rester prêts à servir de médiateur entre la Russie et l’Ukraine, mais les négociations sont au point mort depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février 2026.

Frappes américaines en Iran

De son côté, le commandement central américain (Centcom) a annoncé avoir mené des frappes d’autodéfense dans le sud de l’Iran. Selon un communiqué militaire, les cibles comprenaient des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes qui tentaient de poser des mines. Ces opérations interviennent alors qu’un cessez-le-feu est officiellement en vigueur entre les États-Unis et l’Iran. L’armée américaine a assuré « faire preuve de retenue durant le cessez-le-feu en cours ». Washington et Téhéran ont pourtant fait état ces derniers jours de progrès dans leurs négociations en vue d’un accord plus large.

Le testament de Villeroy de Galhau

François Villeroy de Galhau, qui quittera ses fonctions de gouverneur de la Banque de France en juin 2026, a publié une tribune dans le magazine The Economist. Il y appelle à un « plurilatéralisme pragmatique », où des pays « travaillent ensemble sur des sujets spécifiques lorsque leurs intérêts convergent ». Tirant le bilan de dix ans à la tête de l’institution, il évoque « une décennie de fragmentation » et de « recours croissant à la puissance unilatérale ». Il juge que « la politique monétaire a fonctionné, même si ce n’est pas exactement comme prévu », et souligne que « l’indépendance n’est pas acquise, mais elle est une condition préalable à l’efficacité ». Il ajoute que « le principal défi pour les banques centrales aujourd’hui — la menace croissante pesant sur leur indépendance — était à peine pensable il y a dix ans ».