Le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré avoir ordonné à son armée de s'emparer de 70 % de la bande de Gaza. Cette annonce intervient alors que le territoire est toujours le théâtre d'affrontements quotidiens et que les frappes israéliennes se poursuivent sans interruption.
L'ordre donné par le Premier ministre vise à étendre le contrôle militaire israélien sur une large partie de l'enclave, qui reste soumise à une pression militaire constante. Les forces israéliennes sont déjà déployées sur une portion significative du territoire, et cette nouvelle directive entend accentuer la pression sur le Hamas.
Un cessez-le-feu fragile constamment mis à l'épreuve
Ces déclarations surviennent dans le prolongement du cessez-le-feu instauré le 10 octobre, un accord dont la pérennité n'a cessé d'être remise en question. Depuis sa mise en place, les hostilités n'ont jamais totalement cessé. Les belligérants s'accusent mutuellement de ne pas respecter les termes de la trêve. Israël pointe des tirs de roquettes et des attaques du Hamas, tandis que ce dernier dénonce des frappes israéliennes sur des zones civiles et des entraves à l'acheminement de l'aide humanitaire.
Une situation humanitaire toujours critique
Les organisations humanitaires décrivent la situation dans la bande de Gaza comme « catastrophique ». Les infrastructures sont en grande partie détruites, les accès à l'eau potable, à l'électricité et aux soins médicaux demeurent extrêmement limités, et la population civile subit les conséquences directes du conflit. Les déplacements forcés se multiplient alors que les opérations militaires s'intensifient.
Accusations réciproques de violations
Israël et le Hamas continuent de s'accuser mutuellement de violer l'accord de cessez-le-feu. Selon Jérusalem, le mouvement islamiste n'a pas désarmé et continue de lancer des projectiles vers le sud d'Israël. De son côté, le Hamas affirme que l'armée israélienne a élargi ses opérations terrestres au-delà des limites prévues par la trêve, en particulier dans le nord et le centre de l'enclave. Cette escalade verbale et militaire compromet les efforts de médiation menés par plusieurs puissances régionales et internationales.
Conséquences et réactions internationales
L'annonce de Benjamin Netanyahu suscite de vives préoccupations sur la scène diplomatique. Plusieurs capitales occidentales et organisations internationales appellent à la retenue et au retour à une logique de négociation. Le secrétaire général des Nations unies a exhorté les deux parties à respecter le droit international humanitaire et à protéger les civils. La communauté internationale redoute une escalade régionale, alors que les tensions restent élevées à la frontière libanaise et en Cisjordanie.
L'extension du contrôle israélien à 70 % de la bande de Gaza marque un tournant dans la stratégie militaire israélienne. Si cette mesure viserait à affaiblir durablement les capacités du Hamas, elle soulève des questions quant à l'avenir politique du territoire et aux perspectives de réconciliation. Aucun calendrier précis n'a été communiqué sur la durée de cette opération ni sur ses objectifs finaux.