Newcleo, entreprise française spécialisée dans les petits réacteurs modulaires, se prépare à quitter la France pour les États-Unis. L'objectif annoncé est d'exploiter du plutonium issu de la Guerre froide, rendu disponible par une décision de l'ancien président Donald Trump. Cette matière, provenant du démantèlement d'armes nucléaires, servirait de combustible pour les réacteurs de nouvelle génération.
Le gouvernement français, de son côté, semble peu favorable à ce projet. Selon des informations concordantes, Newcleo aurait essuyé un refus ou un manque de soutien de la part des autorités françaises, ce qui l'aurait poussée à se tourner vers les États-Unis. L'administration Trump a, quant à elle, débloqué l'accès à ce plutonium, ouvrant ainsi une opportunité pour la start-up.
Cette décision s'inscrit dans le contexte d'une relance du nucléaire civil aux États-Unis, avec un intérêt croissant pour les petits réacteurs, considérés comme plus flexibles et moins coûteux que les grandes centrales. Newcleo, fondée par des anciens d'EDF et d'Orano, se positionne sur ce créneau. L'entreprise prévoit d'utiliser le plutonium comme combustible pour ses réacteurs à neutrons rapides, une technologie qui permet de recycler le combustible usé.
Le projet de Newcleo illustre les tensions entre la politique énergétique française et les ambitions privées. Alors que la France mise sur le nucléaire historique avec EDF, des start-up comme Newcleo peinent à trouver un terreau favorable dans l'Hexagone. Le choix américain, facilité par une décision politique de Donald Trump, pourrait créer un précédent pour d'autres entreprises du secteur.