Les médecins résidents d'Angleterre (anciennement appelés 'junior doctors') se mettront en grève pendant quatre jours à compter du lundi 15 juin à 7 heures du matin jusqu'au vendredi 19 juin à 6 h 59. Cette action, annoncée par le British Medical Association (BMA), constitue le seizième mouvement de grève depuis le début du conflit social en mars 2023. Le syndicat impute cette nouvelle décision au nouveau secrétaire d'État à la Santé, dont il juge l'action insuffisante.

Revendications salariales et de formation

Le BMA exige une augmentation de salaire qui compense la perte de 26 % de la valeur réelle des rémunérations des médecins résidents depuis l'exercice 2008/2009. Le syndicat représente environ 55 000 des 75 000 médecins résidents exerçant en Angleterre. Outre la question salariale, le BMA demande également une augmentation significative du nombre de places de formation pour permettre aux médecins résidents de se spécialiser dans les disciplines médicales de leur choix.

Impact sur le service national de santé (NHS)

Cette grève de 96 heures devrait perturber le fonctionnement du NHS. Les hôpitaux seront contraints de reporter des dizaines de milliers d'examens diagnostiques, de consultations externes et d'interventions chirurgicales. Le syndicat prévient qu'en l'absence de progrès dans les négociations, une nouvelle grève pourrait survenir en juillet.

Un conflit qui perdure

Depuis la première grève de mars 2023, les médecins résidents mènent un conflit pour la défense de leur pouvoir d'achat et de leurs conditions de travail. Les précédentes actions ont déjà fortement affecté les services de soins programmés. Les perspectives de résolution du conflit semblent s'éloigner, le BMA estimant que les positions du gouvernement n'ont pas évolué de manière satisfaisante.