Les forces armées américaines ont mené lundi de nouvelles frappes dans le sud de l'Iran, ciblant des sites de lancement de missiles et des embarcations iraniennes tentant de poser des mines, a annoncé le Commandement central des États-Unis. Selon un porte-parole, le capitaine Tim Hawkins, il s'agissait d'actions de « légitime défense » visant à protéger les troupes américaines des menaces posées par les forces iraniennes.
Un haut responsable militaire américain a précisé que des missiles sol-air iraniens menaçaient plusieurs dizaines d'avions de combat et près d'une vingtaine de navires de guerre américains, dont deux porte-avions et leurs escortes, déployés dans le golfe d'Oman et la mer d'Arabie. Ces forces exercent un blocus maritime empêchant les navires d'entrer ou de sortir des ports iraniens. Les frappes américaines ont visé des positions près de Bandar Abbas, important port iranien et base navale.
Contexte d'une trêve fragile
Ces frappes surviennent environ six semaines après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran. Depuis, des accrochages ont déjà eu lieu entre les deux camps. Mais l'escalade de lundi intervient alors que des négociateurs iraniens arrivent au Qatar pour des pourparlers visant à mettre fin à la guerre. L'administration américaine a évoqué un potentiel accord de paix que le président Donald Trump a présenté comme pouvant rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la plus grave perturbation énergétique de l'époque moderne.
Le Commandement central américain a déclaré continuer à défendre ses forces « avec retenue » durant le cessez-le-feu. Le capitaine Hawkins n'a pas précisé quels navires avaient été visés ni la localisation exacte des autres frappes. Les batteries de missiles iraniennes pointées sur les navires américains ne constituent pas une surprise, malgré les affirmations répétées de Donald Trump, du secrétaire à la Défense Pete Hegseth et d'autres responsables militaires selon lesquelles la campagne américano-israélienne de trente-huit jours avait considérablement dégradé ou détruit une grande partie de la puissance de combat iranienne.
Les frappes de lundi risquent de compromettre les pourparlers de paix en cours au Qatar. Les négociations sont perçues comme cruciales pour stabiliser la région et rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport pétrolier mondial.