Le studio Yacht Club Games, connu pour la célèbre série « Shovel Knight », a lancé son nouveau titre, « Mina the Hollower ». Ce jeu d’action-aventure en vue de dessus, disponible sur plusieurs plateformes, se présente comme un hommage aux classiques du genre, en particulier à la série « The Legend of Zelda ».

Un univers gothique et un gameplay exigeant

« Mina the Hollower » plonge le joueur dans un monde sombre et gothique, où l’héroïne, Mina, doit explorer des donjons truffés de pièges et de créatures hostiles. L’arme principale est un fouet, qui rappelle celui de Simon Belmont dans « Castlevania », mais le jeu intègre également des mécaniques de tir et des compétences à débloquer. La difficulté est notable, avec des combats de boss exigeants et une gestion des points de vie qui peut être impitoyable, renforçant la sensation de défi propre aux jeux d’époque.

La générosité comme philosophie

Au-delà du simple hommage, le jeu se distingue par sa générosité. Le studio a intégré de nombreuses options de personnalisation : plusieurs modes de difficulté, des filtres visuels pour imiter les écrans cathodiques, et même la possibilité de choisir entre des graphismes en pixels ou en haute définition. Le jeu propose également un mode coopératif local, permettant à un second joueur d’incarner un chien venu en aide à Mina. Cette abondance de contenu est saluée comme un gage de respect envers les joueurs.

Un soin particulier apporté à la direction artistique et sonore

La bande-son, composée par Jake Kaufman, déjà à l’œuvre sur « Shovel Knight », offre des mélodies entraînantes qui collent parfaitement à l’ambiance. Les graphismes, en pixel art, sont détaillés et animés avec soin. L’écran-titre lui-même est animé, et le jeu comprend une cinématique d’introduction complète. L’ensemble dégage une qualité et une passion qui rappellent l’âge d’or du jeu vidéo 8 et 16 bits.

Quelques bémols mineurs

Malgré ces qualités, le jeu n’est pas exempt de défauts. Certains joueurs pourront trouver le level design un peu trop linéaire par rapport aux productions modernes du genre metroidvania. De plus, le jeu ne dispose pas de traduction officielle en français, ce qui pourrait être un frein pour les non-anglophones. Enfin, comme souvent dans les jeux rétro-inspirés, la progression peut nécessiter de revenir sur ses pas, une mécanique qui n’est pas toujours bien expliquée.

Conclusion

« Mina the Hollower » est une lettre d’amour réussie aux jeux d’action-aventure des années 1990. Sa générosité, sa difficulté bien dosée et son esthétique soignée en font une expérience recommandée pour les nostalgiques et les nouveaux venus curieux. Le titre est disponible sur PC, Nintendo Switch, PlayStation et Xbox, et son prix est jugé raisonnable au vu de la durée de vie proposée.