La police espagnole a perquisitionné ce mercredi le siège du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), la formation du chef du gouvernement Pedro Sánchez, à Madrid. L’opération, ordonnée par un juge, visait à recueillir des informations sur un possible système de financement illégal, selon plusieurs médias espagnols.
Un porte-parole de la Garde civile a confirmé à l’agence Reuters que des agents s’étaient rendus dans les locaux du parti, sans donner plus de détails, la procédure étant couverte par le secret de l’instruction.
Enquête pour influence et corruption
Cette descente de police s’inscrit dans un contexte d’intensification des investigations judiciaires visant l’entourage du PSOE. Depuis plusieurs semaines, l’attention des magistrats se concentre sur des accusations distinctes de trafic d’influence, qui fragilisent la position de Pedro Sánchez.
Le dirigeant socialiste, qui avait déjà dénoncé en avril une « campagne de harcèlement » contre son épouse, fait face à des affaires judiciaires multiples. La justice enquête notamment sur des soupçons de corruption et de conflits d’intérêts impliquant des proches du Premier ministre.
Contexte politique tendu
L’opposition, menée par le Parti populaire (PP) et Vox, réclame des explications et la démission du chef de l’exécutif. De son côté, le gouvernement socialiste dénonce une « instrumentalisation politique » de la justice.
La perquisition de ce mercredi intervient alors que le Parlement européen doit se prononcer sur une levée de l’immunité de plusieurs eurodéputés espagnols, dont certains proches de Sánchez. La situation politique espagnole, déjà marquée par une vive polarisation, connaît un nouvel épisode de tension.
Réactions et suites
Pour l’heure, ni le PSOE ni le gouvernement n’ont officiellement commenté l’opération. La Garde civile n’a pas précisé la nature exacte des documents ou des supports numériques saisis.
Cette affaire relance le débat sur l’indépendance de la justice et les limites de l’action politique. Les prochains jours devraient être décisifs pour l’avenir du gouvernement Sánchez, alors que les enquêtes se multiplient et que la pression médiatique et politique ne faiblit pas.