Le réalisateur irlandais John Carney, connu pour ses comédies musicales intimistes, signe avec « Power Ballad » un nouveau succès. Le film met en scène Nick Jonas, du groupe Jonas Brothers, dans le rôle de Danny Wilson, une ancienne star de boys band en proie à l'insécurité alors qu'il tente une carrière solo. Face à lui, Paul Rudd incarne Rick Power, un chanteur de mariage au crépuscule de sa carrière. Leur rencontre donne naissance à une comédie savoureuse sur l'amitié, la rivalité et la trahison dans l'industrie musicale.
Un récit sur le rêve et la désillusion
« Power Ballad » explore avec légèreté et acuité les dynamiques de la réussite et de l'échec dans le show-business. Selon la critique, le film dépasse le simple récit de l'ascension d'un artiste pour aborder une réalité souvent tue : celle des collaborateurs oubliés, des amis d'enfance laissés sur le bord de la route. Carney, fidèle à son style, mêle émotion et humour, et offre une réflexion sur le prix de la célébrité. Le critique note que le film parvient à capturer « l'ivresse du succès et l'amertume des occasions manquées », rappelant la phrase cinglante du personnage de Les McQueen, guitariste raté de la série « The League of Gentlemen » : « C'est un sale métier. »
Duo irrésistible et rythme enlevé
L'alchimie entre Nick Jonas et Paul Rudd est saluée comme l'un des points forts du film. Jonas campe un Danny Wilson à la fois arrogant et vulnérable, tandis que Rudd insuffle à Rick Power une mélancolie touchante. Leur rencontre autour d'une chanson inédite que Power a composée et que Wilson convoite est le point de départ d'un jeu du chat et de la souris, mêlant complicité et conflit d'intérêts. La critique évoque une « comédie de la rivalité et de la duplicité » portée par un scénario ciselé et une mise en scène alerte.
Un nouveau chapitre dans la filmographie de Carney
Après « Once » (2007), « Begin Again » (2013) ou encore « Sing Street » (2016), John Carney confirme son talent pour raconter des histoires humaines autour de la musique. « Power Ballad », présenté comme une « bouffée d'énergie sucrée », s'inscrit dans cette veine, sans pour autant renier une certaine noirceur. Le film est décrit comme une œuvre qui « parle de vouloir réussir et de rêver en grand », tout en offrant un regard lucide sur le revers de la médaille. La critique conclut : « Encore une fois, Carney livre une comédie réjouissante. »