Le profil du tireur abattu samedi soir près de la Maison-Blanche se précise. Identifié comme Nasire Best, 21 ans, l’homme a ouvert le feu sur un poste de contrôle de sécurité du dispositif entourant le président Donald Trump. Les agents du Secret Service ont immédiatement riposté, le blessant mortellement. Un passant a également été touché lors de l’échange de tirs, sans que l’origine exacte du projectile soit encore déterminée.

Des antécédents judiciaires et des propos troublants

Le jeune homme était déjà connu des autorités américaines. En juillet 2025, il avait tenté de pénétrer sans autorisation dans une autre zone de sécurité de la Maison-Blanche. Des documents judiciaires consultés révèlent qu’il avait alors affirmé être « Jésus-Christ » et qu’il souhaitait volontairement être arrêté. Ces éléments renforcent l’hypothèse d’un profil psychologiquement instable.

Le président Donald Trump a qualifié le suspect d’« obsédé » par la Maison-Blanche, ajoutant qu’il « avait des antécédents de violence ». Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, il a remercié les agents du Secret Service et les forces de l’ordre pour leur « intervention rapide et professionnelle ».

Une attaque dans un contexte tendu

Cette fusillade survient moins d’un mois après une précédente tentative d’attaque visant Donald Trump. Le 25 avril, lors d’un gala au Washington Hilton, Cole Tomas Allen, 31 ans, avait été interpellé. Les enquêteurs avaient alors retrouvé un manifeste dans lequel il expliquait sa haine de l’administration Trump et son intention de viser des responsables fédéraux.

Les autorités craignent une multiplication des passages à l’acte individuels, alimentés par la radicalisation politique, les troubles psychologiques et la circulation de discours violents sur internet.

L’enquête en cours

Le Federal Bureau of Investigation (FBI) a ouvert une enquête pour déterminer les motivations exactes de Nasire Best. Les enquêteurs cherchent à vérifier s’il entretenait des liens avec des groupes extrémistes ou s’il agissait seul. Ils examinent également son état mental au moment des faits et ses éventuelles obsessions envers les institutions fédérales.

Pour l’heure, aucun élément ne permet d’établir un lien direct entre cette attaque et celle d’avril. Le Secret Service a annoncé un renforcement des mesures de sécurité autour de la Maison-Blanche.