Depuis le début du conflit en Iran, la fermeture du détroit d'Ormuz perturbe les approvisionnements en pétrole et en gaz. Le carburant aviation, déjà sous tension, pourrait voir sa demande chuter cette année si le détroit ne rouvre pas rapidement, selon une firme de recherche. Cette situation inédite soulève une question : les émissions de gaz à effet de serre du transport aérien pourraient-elles enfin diminuer ?

L'aviation représente environ 2,5 % des émissions mondiales de CO2. Les premières prévisions alarmistes évoquaient des annulations de vols en été et une flambée des prix des billets. La pénurie de carburant pourrait contraindre les compagnies à réduire leurs programmes de vol, ce qui entraînerait mécaniquement une baisse des émissions. Une firme d'analyse estime que, si le détroit d'Ormuz ne rouvre pas bientôt, la demande totale de carburant aviation pourrait effectivement reculer cette année.

Un effet incertain mais réel

Cependant, certains experts estiment que la crise pourrait aussi accélérer les investissements dans les carburants durables, comme les carburants d'aviation durables (SAF). Mais à court terme, l'effet principal attendu est une contraction de l'offre de vols. Il faut noter que l'impact global sur le climat reste difficile à évaluer car d'autres facteurs entrent en jeu, notamment les émissions militaires liées au conflit. Les chercheurs soulignent que la guerre elle-même génère d'importantes émissions.

Contexte géopolitique et climatique

En parallèle, une révision majeure des scénarios climatiques a été publiée la semaine dernière par une équipe internationale de chercheurs, réduisant le scénario du pire. L'administration Trump, quant à elle, envisage de fournir du plutonium de qualité militaire à des start-ups pour produire du carburant nucléaire, une décision controversée parmi les experts en non-prolifération.

Vingt ans après « Une vérité qui dérange »

Al Gore, vingt ans après la sortie du documentaire oscarisé, continue de donner des présentations sur le climat, mais avec un ton et des détails adaptés à l'époque actuelle.

Si la fermeture du détroit d'Ormuz se prolonge, le transport aérien pourrait connaître une baisse inédite de ses émissions. Mais les conséquences géopolitiques et économiques de cette crise demeurent préoccupantes, et les experts rappellent qu'une réduction durable des émissions passe avant tout par une transition énergétique structurelle.