Un afflux historique au sommet

274 alpinistes ont gravi le mont Everest (8 849 mètres) en une seule journée, mercredi 20 mai, établissant un nouveau record d’ascensions quotidiennes par la face népalaise. Le précédent record datait de 2019 avec 223 grimpeurs. Cette performance a été rendue possible par une fenêtre météorologique particulièrement clémente, qui a poussé les expéditions à concentrer leur effort sur une même journée.

Un nombre croissant de permis

Cette affluence s’explique en partie par le nombre record de permis délivrés cette saison. Les autorités népalaises ont accordé 494 autorisations d’ascension, chacune facturée 15 000 dollars (environ 13 000 euros). Depuis 2008, le nombre de permis ne cesse d’augmenter, attirant toujours plus de candidats à l’exploit.

Des risques accrus dans la « zone de la mort »

Le record suscite des inquiétudes dans le milieu de l’alpinisme. La concentration de grimpeurs dans la « zone de la mort », située sous le sommet, expose les participants à des dangers accrus : le niveau d’oxygène y est naturellement insuffisant pour la survie humaine, et les embouteillages en altitude peuvent ralentir la progression et épuiser les réserves d’oxygène des alpinistes. Depuis le début de la saison, trois personnes ont déjà perdu la vie sur les pentes de l’Everest.

Des critiques sur la gestion des autorisations

Face à ce nouveau record, plusieurs experts ont critiqué le département du tourisme népalais, lui reprochant d’avoir accordé trop d’autorisations. Ils estiment que l’augmentation du nombre de grimpeurs multiplie les risques de congestions dangereuses, déjà observées lors des saisons précédentes. Le débat sur la régulation des ascensions de l’Everest revient ainsi sur le devant de la scène, alors que la montagne attire chaque année davantage d’alpinistes en quête de défis extrêmes.