Le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, a indiqué qu'il ne s'opposerait pas à une éventuelle surtaxation de TotalEnergies, en réaction à la crise actuelle au Moyen-Orient. Interrogé sur le sujet, il a affirmé ne pas être hostile à une telle mesure, sans préciser les modalités ou le calendrier d'une éventuelle mise en œuvre.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions géopolitiques qui pèsent sur les marchés énergétiques. Le ministre a également souligné que la France résistait mieux que ses voisins européens aux conséquences économiques de ces perturbations, sans donner de détails chiffrés sur cette performance relative.

TotalEnergies, premier groupe pétrolier français, est régulièrement au cœur des débats sur la taxation des superprofits. La suggestion d'une surtaxe, bien que non détaillée, pourrait raviver les discussions autour de la contribution des grandes entreprises énergétiques face à la flambée des prix et aux enjeux de transition climatique.

Roland Lescure n'a pas évoqué de projet de loi concret, mais son ouverture à une telle mesure marque une inflexion dans le discours gouvernemental, traditionnellement prudent sur les hausses d'impôts ciblées.