Samsung a annoncé un projet de SSD dits « nearline » dont la capacité s'étend de 250 téraoctets (To) à 1 pétaoctet (Po). Ces nouvelles unités de stockage ne ciblent pas le marché grand public mais les centres de données dédiés à l'intelligence artificielle. L'initiative s'inscrit dans une évolution du stockage flash vers des volumes jusqu'ici réservés aux disques durs.

Le concept de SSD nearline combine une densité de stockage élevée avec une performance adaptée aux besoins intermédiaires entre le stockage en ligne (hautes performances) et le stockage hors ligne (archivage froid). Pour les opérateurs de centres de données IA, la capacité de stockage est un enjeu crucial : les modèles d'apprentissage automatique génèrent et consomment des volumes de données toujours plus importants.

Au-delà de la capacité brute, la rentabilité à long terme est un facteur déterminant dans les décisions d'achat. Les entreprises qui gèrent des infrastructures IA repensent leurs critères de sélection des solutions de stockage, privilégiant celles qui offrent le meilleur équilibre entre coût par téraoctet, endurance et consommation énergétique. Samsung positionne donc ces nouveaux SSD comme une réponse à cette demande de durabilité économique.

Le projet est encore à un stade de développement, sans date de commercialisation annoncée. Il illustre néanmoins la tendance lourde du secteur : la montée en capacité des mémoires flash pour concurrencer les disques durs dans les datacenters, en particulier pour les charges de travail liées à l'IA.