La Confédération générale du travail (CGT) a lancé un appel à rouvrir les négociations salariales « partout », dans les branches professionnelles comme dans les entreprises. Le syndicat estime que les revalorisations récentes du Smic ne compensent pas la perte de pouvoir d'achat liée à l'inflation.

Un appel à « rouvrir partout les négociations »

Dans un communiqué, la CGT a indiqué que les augmentations obtenues dans plusieurs branches sont loin de répondre aux besoins des salariés. « La situation impose de rouvrir partout les négociations sur les salaires, les classifications et les primes », a déclaré le syndicat. Il souligne que les hausses du Smic, intervenues ces derniers mois, ne permettent pas de maintenir le pouvoir d'achat des travailleurs.

Un contexte d'inflation persistante

L'appel de la CGT intervient alors que l'inflation continue de peser sur le budget des ménages. Selon plusieurs études, le coût de la vie a augmenté de manière significative, ce qui érode le pouvoir d'achat des salariés, en particulier ceux aux revenus les plus modestes. Le syndicat estime que les revalorisations automatiques du Smic, basées sur l'inflation, sont insuffisantes car elles ne prennent pas en compte la hausse de certains postes de dépenses comme l'énergie ou l'alimentation.

Des négociations jugées insuffisantes

La CGT a déjà obtenu des augmentations dans certaines branches, comme la métallurgie ou le commerce. Cependant, le syndicat juge ces avancées trop limitées. « Dans trop de branches, les augmentations proposées sont dérisoires, voire inexistantes », a dénoncé un porte-parole du syndicat. Il appelle donc les salariés à se mobiliser dans leurs entreprises pour exiger des revalorisations à la hauteur de l'inflation.

Un appel à la mobilisation

La CGT ne se limite pas à un appel aux négociations. Elle encourage les salariés à se faire entendre par des actions locales, sans nécessairement passer par des grèves nationales. L'objectif est de faire pression sur les employeurs pour qu'ils revoient leurs grilles salariales. Le syndicat propose notamment une hausse générale des salaires de 10 % pour rattraper le retard accumulé.

Des réactions politiques partagées

L'appel de la CGT a suscité des réactions contrastées. Le gouvernement, par la voix du ministre de l'Économie, a réaffirmé sa confiance dans le dialogue social et dans le mécanisme automatique de revalorisation du Smic. De leur côté, les organisations patronales ont jugé les revendications de la CGT « irréalistes » dans le contexte économique actuel, marqué par une croissance faible. Certains partis d'opposition, notamment à gauche, ont apporté leur soutien à la démarche du syndicat, estimant que le pouvoir d'achat doit être une priorité.