Les autorités taïwanaises ont annoncé une avancée significative dans une enquête pour contrebande technologique. Le parquet soupçonne trois personnes d'avoir orchestré l'exportation illégale de puces Nvidia destinées à l'intelligence artificielle vers la Chine, en utilisant le Japon comme pays de transit.

Selon des sources proches du dossier, les suspects auraient falsifié des documents relatifs à l'exportation de serveurs de la marque Super Micro Computer. Ces serveurs intégraient des puces Nvidia avancées, dont la vente à la Chine est strictement interdite sans licence, en vertu des restrictions américaines visant à limiter l'accès de Pékin aux technologies de pointe.

Les trois individus ont été placés en détention dans le cadre de cette affaire. Le parquet taïwanais les accuse d'avoir réussi, à au moins une reprise, à faire sortir un lot de ces puces du territoire taïwanais vers le Japon, avant qu'elles ne soient finalement acheminées vers la Chine. Les autorités n'ont pas précisé le volume exact de puces concernées par cette contrebande présumée.

Cette affaire intervient dans un contexte de durcissement des contrôles à l'exportation de technologies sensibles, les États-Unis cherchant à empêcher la Chine d'acquérir des composants avancés pouvant être utilisés dans le domaine militaire ou pour le développement de l'intelligence artificielle. Les puces Nvidia, en particulier les modèles les plus performants, sont au cœur de ces restrictions.

L'enquête se poursuit pour déterminer l'ampleur exacte du réseau de contrebande et identifier d'éventuels complices. Les autorités taïwanaises coopèrent probablement avec leurs homologues américains et japonais, bien que cela n'ait pas été officiellement confirmé. Taïwan, en tant que plaque tournante majeure de la fabrication de semi-conducteurs, est un point de passage sensible pour ces technologies.