Google poursuit sa stratégie dans les objets connectés avec le Fitbit Air, un bracelet fitness vendu 99 euros qui fait l’impasse sur tout écran. L’appareil, présenté comme un concurrent du Whoop, mise sur l’intelligence artificielle Gemini pour analyser les données de santé. Après une semaine de test, les premiers retours dressent un bilan en demi-teinte.
Un design minimaliste et une absence d’écran assumée
Le Fitbit Air se présente sous la forme d’un bracelet léger, dépourvu de tout affichage. L’utilisateur ne peut consulter ses données qu’à travers l’application mobile, où l’IA Gemini propose des synthèses quotidiennes, des conseils personnalisés et des réponses à des questions posées en langage naturel. Ce parti pris radical vise à recentrer l’expérience sur le bien-être plutôt que sur la consultation constante de chiffres.
Un suivi santé jugé excellent, une IA prometteuse
Le test réalisé par Numerama salue la qualité du suivi santé : sommeil, fréquence cardiaque, niveau de stress et récupération sont analysés avec précision. L’intelligence artificielle Gemini se montre capable de répondre à des questions comme « Comment s’est passée ma nuit ? » ou « Quel est mon niveau de stress aujourd’hui ? », offrant un dialogue inédit avec l’utilisateur. Les synthèses quotidiennes sont jugées pertinentes et pédagogiques.
Des lacunes pour le suivi sportif
En revanche, le bracelet déçoit pour le suivi des activités physiques. Les capteurs et les algorithmes peinent à reconnaître automatiquement certains exercices, et les données fournies manquent de précision lors de séances de sport structurées. La journaliste note un contraste marqué entre l’excellence du suivi santé passif et l’imprécision du tracking sportif actif.
Une startégie de prix agressive
À 99 euros, le Fitbit Air se positionne nettement en dessous du Whoop (environ 30 dollars par mois d’abonnement). Google espère ainsi démocratiser l’accès à un suivi santé assisté par IA, sans frais récurrents obligatoires. Toutefois, certaines fonctionnalités avancées de l’IA Gemini pourraient nécessiter un abonnement à long terme, sans que cela soit précisé au lancement.
Un pari sur l’IA qui doit encore faire ses preuves
Le succès du Fitbit Air repose largement sur la capacité de l’IA Gemini à convaincre les utilisateurs de se passer d’écran et à interagir vocalement avec leur bracelet. Si l’expérience est jugée fluide et utile pour la santé, le manque de fiabilité dans le domaine sportif risque de freiner son adoption par les amateurs de fitness. Google devra rapidement améliorer les algorithmes de détection d’activité pour répondre aux attentes.