L’organisation du Tour d’Italie 2026 a haussé le ton face à une habitude peu ragoûtante qui aurait gagné une partie du peloton. Dans un rapport publié ce jeudi avant le départ de la 12ᵉ étape, le collège des commissaires a émis un avertissement clair : il est strictement interdit d’uriner dans un bidon puis de le jeter.

Une note envoyée par l’UCI

Selon des informations relayées par plusieurs médias spécialisés, l’Union cycliste internationale (UCI) a transmis une note aux équipes rappelant l’interdiction formelle de cette pratique. Le communiqué précise : « Afin de respecter l’image du cyclisme et du Giro d’Italia, l’organisateur et le collège des commissaires informent tous les coureurs qu’il est strictement interdit d’uriner dans un bidon puis de le jeter. »

La raison invoquée est double : préserver la propreté des routes et l’image de la discipline, alors que des bidons ainsi souillés peuvent être ramassés par des spectateurs, notamment des enfants.

Des coureurs témoignent

Interrogés par des médias, plusieurs cyclistes ont confirmé l’existence de cette habitude sans pour autant la généraliser. Le Belge Arjen Livyns a déclaré : « Je ne l’ai jamais fait moi-même, et je ne connais qu’un seul coureur qui le fait régulièrement : Victor Campenaerts. Je pense qu’il a inventé le concept, car il le faisait déjà quand nous courions ensemble chez Lotto. » Il ajoute que les bidons « doivent bien finir quelque part après. Et les gens sont toujours tentés de les ramasser. »

Oliver Naesen a également réagi : « Moi non plus je ne serais pas content si un de mes gamins récupérait un bidon comme ça et voudrait boire dedans. »

Un rappel à l’ordre ciblé

Si la pratique semble limitée à un petit nombre de coureurs, l’organisation a jugé nécessaire d’intervenir officiellement pour éviter tout débordement. Les commissaires rappellent que tout manquement à cette règle pourra entraîner des sanctions, sans préciser la nature exacte des pénalités encourues.

Cette affaire intervient alors que le Giro 2026 bat son plein. La course, qui a vu le Portugais Afonso Eulalio s’emparer du maillot rose lors de la 5ᵉ étape, continue de susciter l’attention médiatique, non seulement pour les performances sportives mais aussi pour les comportements dans le peloton.

Contexte et précédents

Le geste d’uriner en pleine course n’est pas nouveau dans le cyclisme professionnel. Les coureurs cherchent souvent à gagner du temps en évitant les arrêts pipi, et certains usent de méthodes plus ou moins discrètes. Cependant, l’utilisation d’un bidon comme récipient puis son abandon sur la voie publique constitue une infraction au règlement et une nuisance environnementale.

Avec cette mise en garde officielle, l’UCI et les organisateurs du Giro espèrent mettre fin à une habitude qui, bien que marginale, ternit l’image de la discipline.