Un juge fédéral américain a rejeté, vendredi 22 mai 2026, l'acte d'accusation pénale qui pesait contre Kilmar Ábrego García, estimant que l'administration Trump ne l'aurait pas poursuivi s'il n'avait pas contesté son expulsion devenue un symbole national.

Une décision judiciaire majeure

Le magistrat a fondé sa décision sur le constat que les poursuites engagées contre Ábrego García étaient directement liées à sa contestation juridique de son expulsion. Ce dernier était entré sans autorisation sur le territoire américain par le passé. L'affaire a pris une ampleur nationale après son transfert, en mars 2025, vers le centre antiterroriste de haute sécurité connu sous le nom de Cecot, situé au Salvador. Cette prison ultra-sécurisée est réputée pour ses conditions extrêmement dures. Ábrego García est ainsi devenu l'une des figures emblématiques de la campagne de déportations massives lancée par l'administration Trump.

Le parcours de Kilmar Ábrego García

Résident du Maryland, Ábrego García a été arrêté et déporté dans le cadre des opérations intensives de l'administration républicaine. Son cas a attiré l'attention des défenseurs des droits des immigrants, des élus et des médias, notamment en raison de la nature expéditive de sa procédure et de son envoi dans un établissement pénitentiaire salvadorien tristement célèbre pour ses violations des droits humains. Son combat judiciaire a été porté par l'organisation We Are Casa, une association de défense des droits des immigrants basée dans le Maryland, qui a assuré sa représentation légale.

Réactions et suites

Dans une déclaration transmise par We Are Casa, Kilmar Ábrego García a exprimé sa gratitude envers Dieu, ses avocats, l'organisation et tous ceux qui ont soutenu la lutte pour la justice. L'organisation n'a pas précisé la suite de la procédure, mais ce rejet de l'acte d'accusation marque une étape importante dans son combat contre les poursuites pénales qui le menaçaient après son expulsion contestée.

Cette décision judiciaire intervient alors que le débat sur les méthodes de l'administration Trump en matière d'immigration et de déportation reste vif aux États-Unis. Le cas d'Ábrego García avait mis en lumière les pratiques de l'exécutif, notamment le recours à des prisons étrangères pour incarcérer des personnes expulsées. Le jugement de vendredi constitue un revers pour les autorités qui avaient engagé des poursuites pénales contre lui, sans que l'on sache encore si le gouvernement fera appel de cette décision.