Un marché sous pression
Le marché européen du smartphone s’apprête à traverser une période difficile. Selon les analyses d’Omdia, spécialiste de l’industrie des réseaux et des télécommunications, les ventes devraient reculer de 12 % sur l’ensemble de l’année 2026. Cette baisse, explique la même source, devrait se concentrer principalement durant la seconde moitié de l’année.
Un premier trimestre de résistance
Pour l’heure, le Vieux Continent a fait preuve de résilience. Omdia indique que le marché européen des smartphones (hors Russie) a progressé de 2 % au premier trimestre 2026, atteignant 33 millions d’unités écoulées. Cette performance s’est produite malgré la hausse des coûts d’approvisionnement et les risques accrus de pénurie. La tendance positive du début d’année masque toutefois des tensions croissantes.
Les prix augmentent, la demande fléchit
Le principal facteur de ce retournement de conjoncture est l’inflation des prix des composants mémoires. La pénurie de RAM et l’augmentation drastique des prix des mémoires se répercutent sur le coût final des smartphones. Samsung, le premier constructeur mondial, devrait ainsi augmenter le prix de ses appareils dans les prochains jours. Cette hausse tarifaire devrait mécaniquement freiner la demande des consommateurs européens.
Samsung, leader incontesté
Au premier trimestre 2026, Samsung a repris sa place de numéro un en Europe avec une part de marché de 38 %, selon Omdia. Le groupe sud-coréen a écoulé 12,6 millions d’unités sur la période, soit une croissance de 3 % sur un an. Apple suit avec 26 % de parts de marché, tandis que Xiaomi complète le podium à 14 %. La question est désormais de savoir comment chaque constructeur va gérer la hausse des coûts sans la répercuter intégralement sur le consommateur.
Des perspectives contrastées
Si le premier trimestre a surpris par sa vigueur, la prudence est de mise pour la suite. La combinaison d’une offre plus chère et d’un pouvoir d’achat contraint dans plusieurs pays européens pourrait amplifier la baisse des ventes attendue au second semestre. Les fabricants tentent d’adapter leurs stratégies pour limiter l’impact des pénuries de mémoire sur le prix final, mais la tendance semble inéluctable.