Toyota de retour au sommet
La course d'endurance la plus célèbre du monde a livré son verdict ce dimanche après-midi sur le circuit de la Sarthe. La Toyota n°7, pilotée par Nyck de Vries, Kamui Kobayashi et Mike Conway, s'est imposée au terme d'une édition 2026 particulièrement disputée. Le constructeur japonais met ainsi fin à trois années de domination de Ferrari, qui avait remporté les trois éditions précédentes.
L'écart final est resté mince. Pendant les vingt-quatre heures, la lutte s'est concentrée entre la Toyota n°7 et la BMW emmenée par ses pilotes. Un affrontement que plusieurs observateurs ont décrit comme « homérique ». La BMW avait d'ailleurs pris la tête dès les premiers tours, installant un rythme élevé. Mais l'équipage nippon a su patienter et exploiter sa stratégie pour reprendre l'avantage dans le dernier relais.
Un succès qui se fait attendre
Cette victoire est la première pour Toyota depuis 2022. L'écurie japonaise avait connu une période difficile ces dernières années, voyant Ferrari s'adjuger les trois éditions suivantes. En 2026, la fiabilité et la gestion des pneumatiques ont fait la différence dans une course où chaque arrêt aux stands et chaque passage dans la ligne droite des Hunaudières pouvaient tout changer.
Le pilote japonais Kamui Kobayashi faisait partie de l'équipage victorieux, un symbole fort pour le constructeur. La performance de la n°7 a été saluée comme un retour réussi pour Toyota, qui avait dominé l'épreuve de 2018 à 2022 avant d'être détrônée par la Scuderia.
Une édition riche en rebondissements
Cette 93e édition des 24 Heures du Mans restera dans les mémoires pour son suspense. Le trio de tête, composé de la Toyota n°7, de sa coéquipière la n°8 et de la BMW menaçante, ne s'est jamais départi de quelques secondes. Le public massé dans les tribunes du circuit de la Sarthe a assisté à une bataille sans temps mort.
Du côté des constructeurs, ce succès de Toyota relance la compétition en Hypercar, après des années de domination de Ferrari et les velléités affichées par BMW. L'épreuve a également vu seize anciens pilotes de Formule 1 prendre le départ, un record pour la discipline.
Les circonstances précises de la fin de course, marquée par une ultime attaque de BMW, restent à analyser. Mais le chronomètre est finalement tombé en faveur de la Toyota n°7, qui inscrit son nom au palmarès pour la sixième fois.