Les affrontements entre les États-Unis et l'Iran se sont poursuivis pour le dixième jour consécutif, éclipsant les efforts diplomatiques en cours au Pakistan pour tenter de sauver un accord de cessez-le-feu provisoire. Le président américain a déclaré que la campagne militaire contre la République islamique se poursuivrait et a estimé qu'il faudrait à l'Iran plus de vingt ans pour se reconstruire après les dommages subis.
Frappes iraniennes contre plusieurs pays du Golfe
De son côté, l'Iran a mené des frappes contre des sites situés à Bahreïn, au Koweït et en Jordanie. Ces attaques élargissent le théâtre des opérations, qui s'étend désormais au-delà des frappes initiales. Aucun bilan précis n'a été communiqué dans l'immédiat.
Le président américain a également annoncé que les forces américaines allaient « très bientôt » cibler la zone de Pickaxe Mountain, sans préciser la nature exacte de cette cible ni son emplacement.
Menace de blocus houthi dans la mer Rouge
Parallèlement, la menace d'un blocus naval s'est précisée dans la mer Rouge. Deux pétroliers transportant du pétrole brut saoudien ont fait demi-tour après avoir reçu un avertissement du mouvement houthi, allié de l'Iran au Yémen. Les Houthis ont menacé d'imposer un blocus des ports saoudiens, ce qui a suscité une condamnation ferme de Riyad.
Interrogé sur cette menace, le chef de l'État américain a prévenu que son pays réagirait si les Houthis mettaient leur plan à exécution. « Nous devrons simplement nous occuper de cette affaire », a-t-il déclaré aux journalistes, ajoutant que les États-Unis avaient déjà agi par le passé contre les Houthis et que ces derniers ne s'étaient pas manifestés depuis lors.
Poursuite des efforts diplomatiques
Malgré l'intensification des combats, des pourparlers diplomatiques se tiennent au Pakistan en vue de parvenir à une trêve. Aucune avancée significative n'a été rapportée, les deux camps maintenant leurs positions militaires. La communauté internationale suit avec inquiétude l'extension géographique du conflit et la menace pesant sur les voies maritimes stratégiques.
Conséquences économiques
Le détroit d'Ormuz et la mer Rouge sont des passages clés pour le transport pétrolier mondial. Tout blocus pourrait entraîner une flambée des prix de l'énergie et perturber les approvisionnements. L'Arabie saoudite a condamné les menaces houthies, tandis que Washington a réaffirmé son engagement à garantir la liberté de navigation dans la région.